Archives du mot-clé recul

Shopping Thérapie

 

Parfois, dans la vie d’une fille, il y a des moments un peu plus difficiles que d’autres. Des soucis professionnels, des désillusions personnelles, vivre dans le noir, vivre dans un pays où la nourriture n’a pas vraiment de goût, devoir prendre les transports en commun et le pire de tous: un mélange de froid et de PLUIE (ceux qui me connaissent bien savent à quel point la pluie me rend grognon).

A moins que ce ne soit une maladie incurable, il n’y a aucun petit souci qu’une bonne petite session de shopping ne pourra pas résoudre.

Malheureusement, le bien être ressenti à arpenter les rues de la ville n’est que de courte durée. Vient ensuite la culpabilité d’avoir succombé à l’appel des sirènes. La culpabilité de se complaire dans la vanité de la société de consommation. La prise de conscience de l’inutilité d’une énième paire de chaussures (bon, elles sont quand même très belles et en plus elles SONT confortables!!) ou d’un autre sac à main.

Heureusement, l’euphorie que je ressens lors de ces sessions thérapeutiques me permet de me vider la tête, de remettre en ordre mes idées, de prendre du recul. La plongée a le même effet sur moi, mais  à Londres il est nettement plus aisé de s’adonner à une séance de shopping qu’à une belle immersion au milieu de poissons tropicaux.

Et si la prochaine fois j’essayais une séance de méditation?

LKBennett_Zahara
LK Bennett – Zahara

Virage de bord

Je vous rassure de suite, je ne me suis pas mise à aimer les filles. Aujourd’hui je vais vous parler de point de vue.

C’est grâce au surf que j’ai eu ma petite piqure de rappel.

Lors de mon premier cours, mon prof m’a fait le test de la jambe d’appel qui était censée être la gauche. J’étais donc censée être « Regular ». Je tente donc de me lever dans cette position. Une fois, deux fois, dix fois. Rien à faire, ça ne marche pas.

Au second cours, il me refait une démo dans l’eau. Lui étant « Goofy » c’est à dire qu’il met la jambe droite en avant, il me fait la démo comme ça au ralenti. Je suis donc en position pour prendre une vague et là je me dis « bon, et si la jambe gauche était ma jambe d’appel, mais justement pour m’aider à me lever et non pour me diriger? »

Et là le miracle se produit. Je me lève sur la planche!! Sans efforts et naturellement. En changeant juste de côté, j’ai trouvé ma position pour surfer. Il m’a suffit de prendre le problème à l’envers pour le résoudre.

Je pense que j’avais besoin de ce petit rappel car j’ai parfois tendance à me triturer le cerveau en vain pendant des heures, à m’énerver de manière totalement stérile pour un résultat nul au lieu de changer de point d’approche.

Dans la vie nous avons tous par moments tendance à oublier ce petit détail et à nous engluer dans notre routine et dans les tâches répétitives au  lieu de prendre quelques instants pour retourner le schéma et le regarder sous un autre angle. Prendre du recul n’est jamais une perte de temps. Changer son approche peut être la clé d’un succès fulgurant.

Je savais que le sport me faisait du bien. Je savais que le sport m’aidait à me vider la tête. J’ai désormais appris que le sport me permettait de  prendre du recul sur ma vie personnelle et professionnelle.

Décalage horaire

Me voilà de retour après quelques jours d’absence que j’ai passé en famille en Pologne.

Bilan de ces 5 jours?

Tout d’abord, un estomac qui supplie qu’on le laisse tranquille!!! Un estomac qui a envie de salades légères, de dîners faits d’un fruit et d’un yaourt.

Mon estomac a été mis à trèèèèès rude épreuve pendant ces 5 jours. Tout ça parce que je ne vais voir ma famille qu’à peu près une fois par an et uniquement à partir des beaux jours.

Forcément, à ce rythme là je leur manque et comme ils sont contents de me voir, il me font manger. Malheureusement, en Pologne, quand on rend visite à plusieurs personnes dans la même journée, on doit manger chez chacune d’elles. Une formalité me direz vous?! Que nenni!! En Pologne, la définition d’un petit truc à grignoter c’est un repas complet!! Oui, oui, un repas complet avec entrée, plat, dessert. Un que quand on se lève de table on se dit qu’on a assez mangé pour une semaine alors qu’il faudra remettre ça à peine deux heures plus tard.

Quand je vais voir ma famille et mes amis en Pologne, mon meilleur allié est le Citrate de Bétaine. Le petit cachet miracle post gueule de bois marche aussi pour les repas pantagruéliques d’Europe de l’Est.

Outre cette overdose de nourriture, il y a le décalage. Pas le décalage horaire, non le décalage entre des cultures qui se sont pourtant si longtemps imbriquées, admirées, enrichies.

Quand on va quelque part une fois par an, on voit le changement. On voit les enfants grandir, on voit les villes se développer, on voit de nouvelles routes plus lisses, on entend de nouvelles idées. Le problème c’est que l’on se rend compte qu’on est content que nos parents aient pris la décision de partir quand ça commençait à sentir le roussi.

Aujourd’hui, j’ai fêté deux ou trois fois mes 25 ans (bon ok 6, mais chut), je plaque tout pour aller vivre en Asie, j’ai un peu voyagé, je gagne pas trop mal ma vie, je fais un métier qui me plait et qui me permet de m’éclater, je n’ai pas d’enfants et je ne m’inquiète pas outre mesure pour mon avenir.

Aujourd’hui, mes amis d’enfance qui ont à peu près tous mon âge, sont tous mariés avec un ou plusieurs enfants, certains enchaînant plusieurs boulots pour pouvoir finir de construire leur maison et éviter de s’endetter outre mesure.

Aujourd’hui, les gens qui ont une dizaine d’années de moins que moi s’inquiètent pour leur avenir parce que les études coûtent cher, parce qu’ils ne sont pas sûrs de trouver du travail.

Aujourd’hui, la Pologne est comme un enfant à qui on a donné des vêtements trop grands pour lui et à qui on demande malgré tout de se mouvoir avec grâce et harmonie. L’ouest est arrivé trop rapidement à la chute du mur. Les nouvelles réalités ont envahit les vies des gens, les nouveaux produits inondé les rayons de leurs magasins.

Malheureusement, il y a eu le petit grain de sable dans l’engrenage car il faut au moins une voire deux générations pour que les mentalités évoluent. On observe par conséquent aujourd’hui un vrai choc culturel entre la Pologne moderne qui a tout comme à l’ouest et la Pologne qui freine encore un peu des 4 fers, mais qu’on pousse malgré elle.

Aujourd’hui, je suis heureuse d’avoir le bonheur de faire ce que je VEUX et non ce que je PEUX. J’aime tout ce monde de possibilités que cela me confère et ce n’est pas près de changer car j’y tiens et je chéris cette richesse que je m’atèle à faire fructifier en faisant en effet ce que je veux.