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Planifier

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Etant un peu fatiguée et totalement dépitée par la météo londonienne , j’ai décidé de prendre des vacances.

J’ai donc décidé d’aller en Asie (oui je sais, c’est une grande surprise) pour plonger (encore une surprise). Jusque là, tout va bien. Réservation d’un petit billet d’avion et basta, normal pour moi.

Là où ça se gâte c’est que je rejoins des amis et que nous avons choisi de plonger sur l’île de Sipadan, un petit paradis de tortues et de requins sur la pointe est de Bornéo, dans l’état de Sabah en Malaisie. Et malheureusement, étant classée comme parc naturel avec permis pour y plonger, il faut réserver et réserver en avance pour avoir la chance d’embarquer sur l’un des bateaux qui a le droit de se rendre sur l’île étant donné que seuls 120 plongeurs sont admis chaque jour.

Emportés dans ce tourbillon de réservations, mes amis ont réservé TOUT le reste des deux semaines. La panique totale, je sais où je vais dormir à des dates précises.

Voyager de manière organisée sans place pour l’improvisation et les changements de plans ne me ressemble pas du tout. Je panique totalement, j’angoisse, je me pose un million de questions. J’ai peur de ce côté tout tracé, de ne pas pouvoir prendre un chemin de traverse.

Si tout va bien, ça va bien se passer. Je vais peut être réussir à faire semblant d’être à l’aise avec ce côté tout tracé et même en profiter à fond.

La suite au prochain épisode avec quelques photos qui vont bien et qui mettront un peu de soleil dans votre hiver.

Evasion

Dans la vie d’un adulte (vous savez, l’entité qu’on nous demande à tous de devenir passé un certain âge et contre laquelle beaucoup d’entre nous se défendent bèque et ongles en bons Peter Pan que nous pouvons parfois être) il y a le travail, les responsabilités, les projets, les sorties, les amis, le quotidien.

Selon le métier des uns et des autres, nous finissons tous par tomber dans une certaine routine de laquelle chacun s’échappe (ou pas) à sa manière. Pour ma part et comme j’ai peut-être dû y faire allusion à une ou deux (centaines) reprises, c’est la plongée.

La plongée est mon exutoire, mon échappatoire. Quand je revêts ma tenue, que mon masque est sur mon visage et mon détendeur dans ma bouche, plus rien n’existe. Je scrute, je cherche, j’observe, je m’émerveille.

Quand je suis sous l’eau, tout m’apaise (sauf parfois de rencontrer 50 plongeurs sur le site auquel cas, cela me gâche mon immersion et je boude), les choses deviennent évidentes. J’aime la surprise de ne jamais savoir ce que je vais croiser sous l’eau. J’aime observer la nage gracieuse d’un requin, je suis fascinée par ces géants des mers que sont les raies manta. Les tortues quant à elles m’intriguent par cette nonchalance qu’elles peuvent avoir, ce désintérêt total pour nous et nos bulles bruyantes. Elles nagent tout doucement et parfois piquent un sprint quand vraiment elles en ont assez de jouer les stars.

J’aime ce monde silencieux où tout passe par des images et forme des mots dans ma tête. Sous l’eau, il n’est pas nécessaire de nommer les choses, il suffit de s’en imprégner, de se gorger de toutes ces couleurs, de jouer avec grâce à une simple lampe.

La plongée c’est ma soupape, ma bouée de sauvetage contre un quotidien parfois trop prévisible. Je redeviens un enfant contemplatif quand je suis sous l’eau. A chaque plongée profonde, je m’émerveille des effets de la pression sur mon corps, de cette sensation de gestes ralentis et de picotements dans la bouche. J’aime observer mon manomètre et améliorer chaque jour davantage ma consommation pour défier mon corps, aller au-delà de moi-même et de ce que je faisais la veille.

Plonger est ma drogue. Montrez moi un gros requin et vous me verrez faire une danse à la con, inonder mon masque parce que je n’arrive pas à décrocher de mon visage le grand sourire que cela me donne. Je crois que si un jour j’arrive à faire ce voyage aux Galápagos dont je rêve tant, c’est pendant des mois que je vais sauter partout et sourire comme une possédée après avoir vu des bans entiers de requins marteau et autres bestioles du genre.

Alors vous aussi, trouvez votre exutoire, évadez vous, profiter de chaque instant que la vie vous offre, sachez voir la beauté dans chaque chose et ne laissez personne vous gâcher votre plaisir.

L’évidence

Parfois dans la vie les choses semblent écrites puis d’un coup d’un seul tout part en cacahuète comme pour nous faire un pied de nez. Une façon pour la vie de nous faire une petite session de « bisque, bisque, rage ».

Dans ces moments-là, parfois on est perdu, souvent on a besoin d’un moment plus ou moins long pour se retourner. On peste contre Murphy et sa loi débile qui fait que tout s’enchaine comme pour nous dire que si c’était trop facile, ce ne serait pas drôle. Ben voyons ! Comme de par hasard, on y croit dur comme fer (ou du moins on fait bien semblant).

Si vous êtes comme moi et que Murphy vous colle aux basques, parfois un long moment, sans vouloir vous lâcher malgré les litres de dissolvant que vous y déverserez, vous comprenez mon désarroi. Vous savez, ces périodes où tout va de traviole et qu’en plus ce n’est pas une merde qui vous tombe sur la figure, mais 50.

Malgré toutes ces épreuves ou peut-être même grâce à elles, je reste intimement convaincue que dans la vie rien n’arrive par hasard. Certaines personnes comme moi, pour n’en citer qu’une, apprennent certaines leçons par la manière forte alors la vie prend un malin plaisir à ce que les épreuves qu’elle me fera traverser ne soient surtout pas trop aisées.

Et puis arrive un jour où tout s’éclaire. La solution se présente comme une évidence. Le soleil éclaire l’articulation entre toutes les épreuves que j’ai eu à traverser et les dernières pièces du puzzle de mettent en place pour révéler cette image qui pourtant était là, devant mes yeux, mais que je n’étais pas prête à voir.

L’évidence du dénouement et du bouclage de la boucle. L’évidence que les épreuves dont la vie a parsemé ma route étaient là pour me faire comprendre par l’expérience ce que savais au fond de moi, mais que je ne voulais pas m’admettre à moi-même.

Un jour notre cerveau est prêt à voir les choses à la lumière du jour et ce jour-là, je ne sais pas vous, mais moi je redeviens sereine et je me sens à nouveau invincible. Ce jour-là, rien ne peut m’atteindre et je remets mes bracelets de wonderwoman wannabe pour affronter les premiers pavés de la nouvelle route que je peux enfin commencer à tracer.