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Parenthèse enchantée

Comme je vous le disais précédemment, j’ai passé les deux dernières semaines à Paris. Outre la mode et le froid, Paris c’est aussi un vrai paradis gastronomique.

A Paris j’ai pu profiter de ce que je n’avais pas en Asie. J’ai mangé (un peu trop), bu du bon vin (avec beaucoup de modération) et j’ai revus les personnes qui étaient importantes dans ma vie.

Vous pensez bien que la balance, cette saligotte ne me l’a pas pardonné! Elle m’a cruellement punie pour mes écarts, pour tout le fromage et le vin qui ont franchi la barrière de mes lèvres. Le chocolat n’a pas été épargné dans toute cette débauche de calories et elle s’est appliquée à le souligner bien cruellement ma foi.

Heureusement que la sanction de ma meilleure ennemie a été surpassée d’un tsunami de plaisir et de joie. Mes papilles étaient en extase enveloppées de toutes ces bonnes graisses (non, mais évidemment que je sais qu’elles ne le sont qu’au goût). Elles se seraient crues dans la chocolaterie de Willie Wonka.

Les saveurs qui se développent les unes après les autres, qui se complètent, qui se subliment les unes les autres. Un fromage fermier arrosé d’un trait de Pouilly tour à tour Fuissé ou Fumé. Un gâteau au chocolat noir fondu par une tasse de Marco Polo ou encore un macaron à la rose de chez Larudée croqué entre deux essayages de robes. Un passage chez Lenôtre pour se consoler du froid polaire accompagnant une balade entre copines.

Evidemment, comme la Tour Eiffel, ces plaisirs, je ne me les octroie que quand je passe à Paris après une longue absence autrement, les pains au chocolat, le fromage et autres plaisirs de ce type au quotidien auraient vite raison de ma garde robe pour m’emmener directement chez Marina Rinaldi.

 

J’ai Testé pour Vous – Le surf

Ce matin, premier cours de surf pratique à Kata.

Au début, on est sur le sable à pratiquer le « lever sur la planche ». On trouve la bonne position allongée, puis le petit saut qui va bien pour se lever et enfin la bonne position des jambes, des pieds, du bassin, des épaules.

Ca parait simple comme ça quand on l’écrit, mais on s’en fait des petits sauts sur le sable avant d’aller enfin dans l’eau.

Arrive ensuite la pratique in situ. Celle où tu te prends déjà 12 vagues dans la figure avant d’arriver au bon endroit puis on monte sur la planche et roule marinette.

C’est à ce moment là que les choses sérieuses commencent. Le premier cours, on ne paddle pas, on se laisse pousser par le gentil professeur. Quand il juge que la vague est propice, il pousse un coup et on glisse puis on essaie de se lever.

Et oui, j’ai bien dit on essaie car faire un exercice sur la terre fermes est une chose, refaire la même chose dans l’eau en est une autre. Parce que l’eau et bien ça bouge!!

Résultat des courses et bien j’ai essayé de me lever, j’y étais presque après moult tentatives et tout autant de gamelles. Le souci c’est ce petit mot perfide: presque! J’ai certes réussi à me lever sur la planche, mais pas à tenir debout.

Le point positif c’est que j’ai les sinus complètement dégagés. Le point négatif c’est que je suis super énervée contre moi même de ne pas y être parvenue. Je déteste ne pas arriver à faire quelque chose.

L’avantage, quand on est face à l’échec et qu’on est têtue comme moi, c’est qu’on est encore plus motivé pour la suite. Même si je sais que demain j’aurai un peu mal aux épaules, même si je sais que je vais encore boire la tasse un nombre important de fois avant de tenir vraiment bien en équilibre sur cette planche. Je vais d’autant plus savourer les victoires que j’en aurais bavé pour les obtenir.

Tourner les pages

Du plaisir en boiteQuand on écrit l’histoire de sa vie, parfois on l’écrit sur un parchemin digne des rouleaux de la mer morte. Cependant, parfois, le parchemin se mue en livre or dans un livre il y a des pages et ces pages ont besoin d’être tournées.

A certaines périodes de la vie les pages se tournent à vitesse grand V. Celles qu’on a hâte de tourner parce qu’on les a lu et relues maintes et maintes fois. Ces pages là, on a beau être conscient qu’il faut ralentir leur défilement parce que notre entourage ne parvient pas à suivre. Une fois qu’elles sont tournées, les relire devient une corvée. On les récite par coeur à en avoir la nausée.

D’autres pages se tournent centimètre par centimètre. Celles que quelqu’un d’autre a décidé de tourner pour nous, celles que la vie a décidé de tourner pour nous. Ces pages là font mal, elles nous déchirent de l’intérieur. Ce sont des pages comme dans les livres anciens, celles qu’il fallait séparer soi même. Ces pages là sont faites d’un parchemin épais, celui qui a du mal à céder, qui résiste.

Toutefois, la vie nous réserve parfois des surprises. Parfois il suffit d’un déclic, d’une rencontre, d’une conversation. Cette prise de conscience nous permet de donner un coup sec dans les pointillés. Ce déclic il est libérateur, il nous déleste d’un poids, il nous donne un nouveau souffle.

Quand cette page cède on revit, on retrouve la pêche, on reprend goût au bonheur.

Ça a bon goût le bonheur et aujourd’hui j’ai envie de le savourer, de m’en délecter. J’ai envie de m’en lécher les doigts.