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Changer d’échelle

Pendant de nombreuses années, ayant grandi à Paris je ne concevais pas vraiment que l’on puisse vouloir vivre dans un bled paumé. J’ai grandi en ayant besoin d’avoir tout à portée de main, même si Paris reste tout de même un peu à la ramasse côté disponibilité de différents services comme les magasins qui ferment le dimanche ou les démarches administratives pour lesquelles il faut prendre une demi journée car elles ne sont pas réalisables en ligne.

J’ai passé environ 25 ans de ma vie dans ce joyeux chaos de disponibilité tout en ponctuant tout cela d’escapades prolongées dans des pays bien moins développés et donc sans grandes attentes. Est arrivée ensuite mon escapade en Thaïlande et là, ma vision des choses a commencé à changer. Pourvoir aller à la plage avant le boulot, avoir un temps au top tout le temps, des magasins ouverts H24 (quand tu as oublié d’acheter de l’eau et que tu as soif à 3h du matin, tu es content que ton 7/11 soit ouvert) et surtout un rythme de vie un peu plus calme que dans une grande ville m’a fait prendre conscience que l’on pouvait parvenir à un équilibre.

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Londres a été la consécration de cette révélation. J’ai pris conscience qu’avec l’âge, la course après l’argent et le temps m’intéressait de moins en moins. J’ai pris conscience que même si j’aimais toujours vivre en ville, l’échelle de celle-ci était un peu trop étouffante pour moi. Je me sens comme un hamster en cage au milieu de tous ces gens stressées qui courent après le succès.

Tower Bridge London

Heureusement, j’ai une petite étoile qui veille sur moi quelque part car j’ai la chance d’avoir un chef extraordinaire qui me donne la possibilité de couper la poire en deux en travaillant la moitié du temps à Londres et l’autre de notre bureau à Copenhague, la ville de mon cher et tendre. Grâce à mon super chef, je suis aux anges. J’ai d’un côté l’offre culturelle illimitée qu’offre Londres et de l’autre le rythme un peu plus détendu de Copenhague où on peut aller à la plage après le bureau, où je vais au bureau en vélo (car oui, les transports en commun je déteste toujours autant).

copenhague-port

J’adore le fait que les gens soient beaucoup plus détendus car beaucoup ont des temps de transport très courts et le matin quand on arrive il est parfois un peu difficile de trouver une place pour garer son vélo. J’aime pouvoir être en 10-15 min à la plage même si c’est juste pour prendre un peu le soleil de fin de journée ou faire voler notre cerf volant. J’aimerais bien pouvoir me baigner, mais là vu ma frilosité c’est mission impossible vu la température de l’eau.

J’aime le fait que les danois aient réussi à concilier une prospérité économique forte tout en gardant un équilibre sain entre la vie professionnelle et la vie privée.

On peut avoir la même chose dans un pays plus chaud? Non? Comment ça on ne peut pas tout avoir?

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My cup of tea

article-2407768-1B8BBFDA000005DC-414_964x650Cela fait bientôt deux mois que je suis installée à Londres. Après quelques jours passés à chercher un appartement et à m’installer, j’ai commencé à travailler.

En deux mois, j’ai redécouvert un peu Londres, visité des musées que j’adore, rencontré de nouvelles têtes.

Le souci avec Londres c’est le climat. Il est totalement propice à une hibernation prolongée. Dans ces contrées, le soleil se lève tard, à presque 8h du matin et il se couche à une heure indécente, 16h30.

Quand on travaille, le seul moment où l’on voit un peu le jour c’est le matin en allant travailler et parfois un peu le midi en allant chercher à manger. J’ai beau terminer le travail à 18h, je ne vois quasiment pas le jour pendant la semaine. J’ai le sentiment de vivre dans une cave. Le sentiment est non seulement très déplaisant, mais également totalement déprimant.

Pour se consoler, les anglais boivent. Ils boivent beaucoup et souvent et puis ils rentrent chez eux.

Par beaucoup d’aspects, la modernité anglais n’est qu’un vernis qui craquelle quand le froid se fait trop rude (à peu près tous les jours parce qu’en plus de faire nuit, ça caille!!).   A la moindre intempérie, les trains circulent de manière chaotique. Les maisons sont parfois équipées de compteurs électriques et à gaz à recharger. Les maisons sont souvent rafistolées à l’arrache à coups de matériaux bas de gamme. Le 25 décembre, les gens sont séquestrés chez eux faute de transports.

Après avoir vécu si longtemps à l’étranger, je m’attendais à des différences culturelles auxquelles je suis à présent habituée, mais chaque jour qui passe, j’en découvre de nouvelles. Je n’imaginais pas qu’elles seraient si marquées bien que j’aie fréquenté de nombreux anglais en Asie.

J’ai encore du mal à comprendre leur humour. Je n’aime toujours pas la bière. Je n’aime toujours pas les vacances en club sans dépaysement. J’ai du mal à me glisser dans ce moule.

Londres – Premières impressions

union-jack-oldCela fait une dizaine de jours que je suis arrivée à Londres. N’ayant pas travaillé dans un bureau depuis bien longtemps, j’appréhendais pas mal ce nouveau tournant dans ma vie.

J’appréhendais pas mal de choses. Devoir me lever tôt le matin, devoir prendre les transports en commun TOUS les jours, DEUX fois par jour, le froid, les contraintes, l’enfermement, le froid, le froid et ah oui, le froid.

Bon, mes petits chéris, je ne vais pas m’étaler sur le froid parce que de ce côté là, je suis servie et bien servie. Mais alors vraiment bien! Non mais sérieux, il fait tellement froid dans cette ville qu’en ce moment, on a surtout hâte d’être à l’intérieur, de faire l’oignon et d’arriver au bureau le plus vite possible.

Pour rester dans le même registre, les transports en commun. Sans aucune surprise, c’est un peu l’horreur. Plein de gens, dans un espace confiné, des horaires un peu aléatoires. Pour couronner le tout, dans le métro londonien, il n’y a pas de réseau!

Pour les points positifs, contrairement à ce que j’appréhendais, c’est pas si terrible que ça de reprendre le boulot. Mon nouveau poste est même très excitant car il y a tout à créer , un gros chantier, un gros challenge. C’est grisant de monter un projet à grande envergure.

Ce que j’adore c’est Whole Foods!! En Angleterre, manger bio et sain n’est pas relégué à des magasins déprimants peuplés de gens habillés de coton bio au look un peu baba cool. Ici, les magasins bio ce sont un peu un équivalent de Disneyland de la nourriture. On y trouve un choix de produits assez hallucinant. De quoi se régaler à des prix beaucoup plus raisonnables que ceux de Naturalia ou Biocoop. Dans les allées, on rencontre des gens de tous âges, des citadins qui ne veulent pas sacrifier leur mode de vie pour rester en bonne santé.

Ce que j’adore également c’est que les anglais n’ont pas le syndrome du présentéisme outrancier des français. Ici, on ne vous demande pas si vous avez pris votre après midi quand vous partez à 18h, on vous demande ce qui vous arrive si vous n’êtes pas en train de fermer vos fichiers et ranger vos affaires à 17h50. Les gens font leur travail efficacement, ne prennent pas 1000 pauses dans la journée, les réunions sont efficaces et on ne perd pas de temps à des blablas stériles.

J’adore également tous les musées et leurs collections absolument extraordinaires. La gratuité des collections permanentes et la richesse des collections. Je n’ai pas encore testé les comédies musicales et les théâtres, mais cela ne saurait tarder.

Pour le moment, ma vie à Londres s’annonce plutôt prometteuse et je sens que je vais bien en profiter. Je pense tout de même que je vais investir dans une doudoune…