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Je suis Charlie

Depuis le terrible attentat qui a eu lieu hier a la rédaction de Charlie Hebdo, outre l’énorme vague de soutien qui s’en est suivi, on voit depuis quelques heures apparaître des tweets qui eux ne soutiennent pas les journalistes tues.

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S’il y a bien une chose que j’ai apprise en France c’est bien la valeur de la liberte d’expression. Valeur qui est d’autant soulignee que l’on voit au quotidien, dans de nombreux pays du monde, des gens envoyes en prison ou extermines pour avoir exprime leurs opinions publiquement.

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Le principe de la liberte d’expression est justement de pouvoir exprimer toutes les opinions que l’on souhaite, qu’elles soient positives ou negatives. download (2)

La liberte d’expression est de pouvoir publier des satyres de tout et n’importe quoi, de pouvoir critiquer une puissance, une institution, une religion, un individu, sans que personne ne cherche a attenter a notre vie ou a notre integrite.

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La liberte d’expression c’est le coeur de la democratie. On peut etre d’accord ou non par les dessins de Charlie Hebdo, mais on ne peut pas nous retirer notre liberte d’expression.

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Liberte d’expression, Egalite face a la critique, Fraternite entre les cultures et laicite.

nb:pas d’accents pour l’article du jour faute de clavier francais.

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Prendre de mauvaises habitudes

Quand on prend une année sabbatique, on rentre dans une spirale assez infernale et on prend vite de mauvaises habitudes.

Tout d’abord, on s’habitue à ce qu’il fasse chaud tout le temps. Oui, mais pas la vilaine chaleur des radiateurs, non non, celle du soleil, celle qui te fait du bien sur ta peau. On devient par la même occasion encore plus frileuse et on porte un pull quand il fait 26°C. Le pire ce sont les lieux comme les cinémas ou les centres commerciaux. Franchement, on n’a pas idée de mettre la clim à 17°C, c’est inadmissible.

On s’habitue par la même occasion à être bronzée. Quand tout d’un coup on retrouve sa couleur originelle on a un peu de mal à se reconnaître. Heureusement, un être bienpensant a inventé le bronzer (oui parce que franchement l’auto bronzant ça pue et c’est chiant à poser). Heureusement, une lueur d’espoir persiste quand tu te regardes dans la glace en sortant de sous la douche et que tu vois encore la marque de ton maillot de bain sur tes hanches et ton ventre. Bah oui, que là parce que je ne sais pas vous, mais moi c’est la seule qui reste. Mon corps débronze de haut en bas et je me retrouve avec une peau en dégradé, c’est charmant. . Avec un peu de chance, il n’aura pas le temps d’arriver jusqu’en bas d’ici ma prochaine cure se soleil.

Pendant une année sabbatique, on prend la sale habitude d’écouter son corps et ses besoins. On mange quand on a faim, même s’il est 10h30 et qu’on a déjà mangé à 9h. On ne se fait pas agresser par de méchants réveils sauf quand il faut prendre un avion ou un bateau, mais dans ces cas-là, je me réveille avec lui car j’adore prendre l’avion ou le bateau (sauf quand c’est pour rentrer en Europe) car ils sont synonymes de nouvelles aventures, de nouveaux horizons.

Quand tu es en année sabbatique en mode voyage, ta vie est rythmée par des rencontres plus extraordinaires les unes que les autres. Tu rencontres des gens que tu n’aurais jamais croisés au quotidien, tu sors de ta zone de confort et tu parles. Tu parles avec des gens que tu ne reverras jamais, avec des gens qui deviendront des amis pour la vie, avec des gens que tu n’auras pas envie de recroiser, JAMAIS. Mais au moins, tu auras fait l’effort d’échanger et d’essayer. Certaines de ces personnes changeront ta vie à jamais et d’autres ne seront que de vagues souvenirs.

Quand tu es en voyage lors d’une année sabbatique, tu écris. Tu noircis des carnets entiers, tu y colles des billets, des papiers, des emballages, des souvenirs. Tu graves dans le marbre cet épisode de ta vie et chaque journée devient une aventure qui a le potentiel de devenir extraordinaire. Une fois revenue à la vie « normale », les carnets prennent la poussière, rien que l’idée de tuer des arbres pour raconter que tu as pris le métro bondé, que ton client le plus chiant et le moins rentable t’a encore parlé comme à un chien, devient totalement insupportable.

Les heures de pointe deviennent un concept abstrait. Tu prends les transports la journée pendant que les autres sont au travail, sauf quand le seul vol de la journée a décidé d’être pile en plein dedans et que les routes bouchées ne te permettent pas de prendre un taxi. Parce que oui, les transports, quand c’est pas en heure de pointe c’est cool. Il y a de la place pour s’assoir, de l’oxygène pour respirer. Là tu es content de ne pas avoir à t’emmerder avec des papiers de location ou le parking, le brushing. Et quand t’as pas envie, il y a les taxis qui ne coûtent pas cher, qui sont confortables et qui ne te racontent pas leur vie parce qu’ils ne parlent pas ta langue et qui sont aimables car ils espèrent un pourboire (mon rêve absolu à Paris où les taxis sont odieux et hors de prix).

Voyager longtemps c’est aussi pouvoir organiser son temps comme on en a envie. Quand on aime un endroit, on reste, sinon on part et on passe à autre chose. J’adore cette porte ouverte qui me permet de m’éterniser dans un endroit parce que j’y ai rencontré des gens super ou qui m’offre une mine d’activités ou un bien être dont je ne veux pas me départir. Je suis restée coincée comme ça à Chiang Mai, à Pulau Weh. Le plus difficile c’est quand on quitte ces endroits, quand la bulle se brise. Parfois c’est parce que les gens qui faisaient la bulle partent, parfois c’est parce que d’autres qui brisent la bulle arrivent.

Aujourd’hui, je prends les transports en commun bondés aux heures de pointe, j’ai des journées tellement passionnantes que j’ai parfois envie de me pendre avec le fil de mon téléphone portable et pour couronner le tout, j’ai froid et l’impression de vivre dans un monde parallèle où il ne fait jamais jour. Je rêve d’un ciel tellement bleu qu’il se fond avec la mer, d’une telle profusion de différentes teintes de bleu entre la mer et le ciel que mon vocabulaire n’est pas assez riche pour les décrire.

Vite, un Skyscanner !

Mode ou pas mode?

C’est la question que je me pose depuis un moment déjà.

Je suis une fille, ça j’en suis sûre et certaine. J’aime les fringues, les chaussures et les sacs à main, cette partie là c’est mon placard et mon banquier qui en sont convaincus.

La question que je me pose en revanche c’est celle de mon rapport aux fringues. Si, si je vous assure, j’ai une relation du genre je t’aime moi non plus avec les vêtements en général.

Pour commencer, je déteste le shopping, devoir chercher sa taille, essayer, chercher la vendeuse pour qu’elle aille chercher une taille. Trouver la vendeuse pouvant s’avérer, dans certains magasins, plus compliqué que de trouver un jean brut en taille 38 un dernier jour de soldes.

Pour moi, l’épreuve de la cabine d’essayage est un calvaire à commencer par trouver un lieu pour poser son sac et accrocher ce que l’on porte car il faut dire ce qui est, beaucoup de magasins, qui plus est en fin de journée, font des élevages de cheptels entiers de moutons. Sans compter sur l’absence totale de porte manteaux ou d’un tabouret.

Arrivent ensuite les redoutables essayages. Se déshabiller, se rhabiller. Constater que soit c’est nous qui avons un physique étrange et déformé, soit ce sont les vêtements qui sont très mal coupés pour conclure que oui, ce sont les vêtements qui sont mal coupés et ce pour plusieurs raisons:

  1. Faire un 95C pour moins d’1m60 ce n’est pas une tare
  2. Avoir les épaules de la même largeur que ses hanches, c’est plutôt un atout
  3. Devoir faire un ourlet à son pantalon…so what?!

Le dilemme arrive au moment où l’on trouve ENFIN les pièces qui vont bien. Car oui, faire ses courses dans un magasin multi marques pose un souci de poids. Qui dit multi marques, dit choix larges et risque de tomber sur des pièces exceptionnelles qui coûtent un bras (et demi pour certaines). Et bien, moi j’assume ma trentaine florissante, j’assume de devenir adulte et j’assume aussi de troquer la quantité à la qualité et oui, certaines de ces jolies pièces finissent sous l’Amex.

Bien que trentenaire épanouie, je ne me suis pas encore résolue à me mettre à shopper cher Colette and co. Le concept de la petite veste ultra méga pointue que même Anna Wintour n’a pas, ça me dépasse. Qu’elle ait 1, 2 ou 12 boutons, si elle me plait et qu’elle me va, je la garderai plusieurs années. Oui, oui, vous avez bien lu, plusieurs années.

L’ultime question que je me pose c’est pourquoi se laisser tenter par des pièces ultra pointues si elles ne nous vont pas?! Pourquoi sacrifier le bon goût et notre morphologie pour écouter l’appel de Karl, Anna & co?! Si la couleur de l’été ne me va pas, pourquoi la porter?! Si celle de 3 ans en arrière me met plus en valeur, pourquoi la délaisser?

Je n’ai jamais compris pourquoi certaines filles s’adonnaient avec autant d’acharnement et une passion religieuse à changer leur garde robe à chaque saison.

Libérons nous des diktats de certains allumés qui nous empoisonnent la vie! Suivons plus nos courbes, notre carnation, nos envies. Osons admettre que 10cm de talons portés une journée entière c’est une torture. Osons la ballerine dans le sac pour faire le trajet avant de faire les belles au bureau.

Free your mind, free your body and feet!