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[J’ai testé pour vous] La boutique Aroma-Zone

L’autre jour, j’avais besoin de quelques petites babioles chez Aroma-Zone et je ne voulais par conséquent pas commander en ligne pour éviter les frais de port.

RDV donc dans le boutique AZ du boulevard St Germain à Paris. On était en semaine et en fin d’après midi, dès l’entrée ça se complique. La boutique est blindée et l’énorme meuble en plein milieu de l’allée empêche totalement de circuler.

N’aimant pas vraiment perdre mon temps à jouer des coudes pour essayer d’accéder aux rayons, je décide de demander à une vendeuse. N’en voyant aucune, je m’adresse à celle qui est en caisse. Quelle drôle d’idée ai-je eu là?! La demoiselle s’est contentée de m’aboyer qu’elle était en caisse et qu’en gros elle avait autre chose à foutre. Je suppose qu’il aurait été trop aimable de m’indiquer l’une des vendeuse qui ne portent ni badge, ni tenue spécifique.

Après avoir enfin trouvé une vendeuse, au lieu de répondre à mes question, elle m’envoie vers l’un des ordinateurs au fond du magasin pour aller moi même chercher une recette. Evidemment, ça m’a un peu agacée car je lui demandais juste à quelle concentration se dosait la mousse de babassu. Elle a commencé à essayer de me noyer dans des pseudo termes scientifico n’importe quoi auxquels elle ne comprenait pas grand chose.

En faisant cela, elle est arrivé au terme de ma patience. Au vu de son incroyable utilité, je l’ai envoyée paître et je me suis débrouillée par moi même.

Bilan de la virée: plus jamais ça et vive internet où aucune odieuse pétasse ne vient vous prendre la tête.

La vie IRL

Comprendre In Real Life ou comment je vis désormais avec une connexion internet rationnée.

Quand on vit dans des pays en développement et dans des zones isolées, on a parfois quelques petites piqûres de rappel quant à la réalité de la vraie vie de la population mondiale.

Dans nos vies occidentales, nous passons notre temps pendus à nos smartphones, à nos ordinateurs. Nous communiquons avec nos amis par mail, Facebook et autres moyens online.  Nos vies s’exhibent sur les réseaux sociaux, un peu, beaucoup, à la folie.

Nous oublions parfois certaines choses assez essentielles comme le fait que la vie ne se vit pas sur les réseaux sociaux, que l’on communique beaucoup mieux avec les gens autour d’un repas ou d’un verre que planqués derrière un écran et surtout qu’avoir une connexion internet est un privilège et non un dû.

Malheureusement, nos vies sont également régies par cet accès à la toile. Nous travaillons grâce à elle, nous communiquons avec nos familles et nos amis à l’autre bout du monde grâce à elle et nous restons informés grâce à elle pour ne pas perdre ce pied qui nous encre dans la réalité d’un monde globalisé, pour ne pas passer à côté de choses importantes et pour ne pas finir par vivre en totale autarcie.

Devoir s’aménager des temps de connexion et des espaces pour surfer, travailler et garder un lien oblige à penser autrement la connexion et à se poser la question du besoin réel que l’on a de se connecter.

Au début c’est pas évident, on est en manque, on cherche, on trouve, on s’accroche puis progressivement, on se détache, on accepte, on a d’autres besoins.

48 h en mode avion

Internet c’est mon métier. Rien de nouveau sous le soleil, cela fait un paquet d’années que ça dure.

Internet c’est aussi mon lien avec mes loisirs, mes proches. Le souci c’est qu’internet devient parfois une laisse par laquelle on s’enchaîne de son plein gré et dont on ne parvient pas à se défaire.

Internet c’est une source d’addiction notamment avec les smartphones qu’on a toujours dans nos poches. La moindre crève, la moindre mise à jour, le moindre évènement important nous arrivent en direct live sur notre petit écran.

Bien qu’ayant grandi avec internet, il m’arrive parfois de saturer. Je suis prise soudainement d’une envie incontrôlable de tout plaquer, de balancer mon téléphone à l’eau et d’arrêter tout ce flot d’informations.

Ce weekend je l’ai donc fait. Je vous rassure, je n’ai pas balancé mon téléphone à la mer, faut pas déconner tout de même. J’ai juste mis mon téléphone en mode avion. Mais si vous savez, le mode qui vous permet d’écouter de la musique, mais ne n’avoir aucun réseau ni GSM, ni données.

48 heures de pur détachement. 48 heures pendant lesquelles je me suis isolées sur une plage paumée, sur une île à deux heures de la mienne. 48 heures pendant lesquelles j’ai savouré le plaisir de la lecture, d’écouter de la musique. J’ai même expérimenté un truc de dingue: DORMIR. Mais genre dormir longtemps, plus de 10h d’affilé. Un truc qui ne m’arrive que quand je suis malade.

Je savais que prendre un weekend pour moi me détendrait et que changer d’air me ferait du bien, mais je ne pensais pas que me déconnecter me requinquerait à ce point. Une véritable libération de passer 48 heures dans sa bulle.

S’accorder un vrai temps pour soi, ne pas angoisser parce qu’on a pas souhaité son anniversaire à quelqu’un en temps et en heure, ne pas angoisser parce qu’on sera au courant des dernières lubies de la BCE ou d’un président « normal » 48h après tout le monde.

Le monde ne s’arrêtera jamais de tourner, cependant parfois il est sain d’arrêter de jouer la toupie pour ne pas surchauffer. Savoir ralentir et s’écouter soi même. Ecouter son corps, ses envies. Ne prendre en compte que ses désirs égoistes.

48 heures à ce régime m’ont reboostées, revitalisées, redonné une nouvelle énergie.

Et vous? Quand passez vous en mode avion?