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Bienvenue chez vous

Pendant que certains fêtent pâques, moi je m’installe dans ma nouvelle vie. Je prends mes marques, le soleil, les conseils.

Après avoir loué mon petit scooter que j’apprends gentiment à maîtriser en ne roulant pas trop vite, j’ai été contactée par un agent immobilier à qui j’avais précédemment envoyé un mail.

J’ai visité dans la foulée deux maisons, la première dans un quartier thai, assez sombre et pas meublée, mais à un prix assez bas. La deuxième, dans un quartier mixte, toute neuve, toute meublée, mais un peu plus chère.

Avant de partir, je me suis dit que ce serait pas mal d’habiter dans un quartier thai typique, au milieu des locaux. Le problème c’est que cette fameuse maison typique était dans un quartier où les poubelles trainent par terre, où il y a plein de chiens errants, des scooters trafiqués qui s’égosillent à 6h du matin et surtout, elle est sombre.

Mon bel appartement du Panthéon était sombre, ça m’a coûté une déprime assez sévère. La nuit tombant assez tôt ici, je n’ai pas forcément envie de m’enfermer dans le noir dès le matin.

La deuxième maison toute neuve et toute meublée se trouve dans un quartier super calme, pas loin du bureau et surtout elle est baignée de lumière et a un parking. Pour ne rien gâcher, elle a deux chambres avec chacune sa salle de bain donc les amis, vous aurez où loger quand vous viendrez me voir.

Ma mère qui me prévenait contre les maisons va avoir une syncope, mais vu le quartier, je pense qu’elle changera vite d’avis.

Le plus sympa ici c’est que les agences immobilières ne demandent pas de frais d’agence qui sont inclus dans le loyer et surtout, elles ne demandent pas 12 garants et votre ADN comme à Paris. Je me laisse la journée de demain pour la réflexion, je revois la maison et roule marinette!

Je ferai des photos à la contre visite à moins que je n’opte pour autre chose, verdict lundi matin.

Bon we de pâques à tous.

Avoir 30 ans en 2011

Oui, oui, l’échéance approche, un peu trop vite à mon goût, mais elle approche.

Dans quelques mois la dizaine fatidique aura changé, il paraît qu’on est censé être adulte et responsable à cet âge. A 30 ans, nos parents avaient des enfants, quitté un  pays à cause de son régime politique ou sérieusement entamé une carrière dans une boite dans laquelle ils envisageaient de tracer un parcours ascendant, mais fidèle.

Aujourd’hui, avoir 30 ans à Paris c’est quoi?

Quand je regarde autour de moi, que je lis la presse, les trentenaires (et ceux qui s’en approchent) aujourd’hui, ce sont pour la plupart des célibataires ou en couple, mais sans enfants, diplômés de diverses écoles, avec souvent des métiers qui font rêver.

Toutefois, sous le vernis se cachent des appartements minuscules à des prix exorbitants et en location vu les prix parisiens qui continuent d’augmenter,  ou des colocation pour rompre une certaine solitude et avoir des surfaces décentes sans se ruiner.

Se cache aussi une certaine bougeotte qui nous fait changer de boite tous les 3 ans en moyenne, qui nous donne des envies d’ailleurs allant parfois jusqu’à une reconversion radicale. Des salaires ridiculement bas pour permettre une vie décente dans une ville où tout coûte plus cher qu’ailleurs. A salaire égal, nos amis provinciaux ont un train de vie supérieur d’environ 30% au nôtre. Mais si tout est plus cher à Paris, pourquoi les salaires ne sont ils pas indexés sur le coût de cette vie?

Malgré tout ça, amis trentenaires, restons positifs!! Ce monde hostile nous rend  polyvalents, débrouillards, incollables sur les produits financiers liés à la retraite (et bien oui, il faut bien remplir son petit bas de laine quand on sait que les cotisation qu’on nous ponctionne aujourd’hui, nous n’en reverrons jamais la couleur), incollables dans l’aménagement de petits espaces, capables de vivre plusieurs vies dans la même journée, forge notre résistance physique pour nous permettre de garder un semblant de vie sociale après le travail.

Avoir 30 ans c’est aussi commencer à savoir ce qu’on veut ou, à défaut, ce qu’on ne veut pas, c’est être encore assez jeune pour passez le weekend sur le space mountain et adorer ça, mais plus tout à fait assez jeune pour comprendre pourquoi les « djeuns » s’affolent devant des élastiques dont on se servait pour retenir un bouquet de persil juste parce qu’ils sont de toutes les couleurs ou pour comprendre pourquoi ils vénèrent Justin Bieber (bon, nous avons aussi quelques cadavres dans nos placards, mais nous n’allons pas nous attarder dessus…)

Avoir 30 ans c’est fun, surtout quand on a pas d’enfants, qu’on peut continuer à s’amuser, à faire la grasse matinée le samedi matin après être rentré à 4h du matin.