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Vivre pour travailler ou travailler pour vivre

Il y a quelques jours de cela, je lisais un article publié par une chercheuse américaine qui a eu une révélation. Elle a eu une révélation pendant ses vacances que les vacances c’était quand même sympa et que ça faisait du bien.

L’article présentait un état des lieux assez alarmant disant que non seulement tous les américains n’avaient pas de congés payés, mais que ceux qui avaient leurs 10 jours de CP ne les prenaient souvent pas dans leur intégralité et préféraient se les faire payer.

Vous vous doutez bien que ces constatations ont suscité énormément de réactions de la part d’américains qui ne comprenaient pas qu’on veuille prendre des vacances quand les esclaves modernes d’Asie allaient prendre leurs emplois pendant qu’ils seraient en vacances, ceux qui étaient stupéfaits qu’en Europe on ait autant de temps libre payé par notre employeur et que nos économies n’étaient pas toutes dans l’état de l’espagnole, la grecque ou plus récemment la française. equilibre (1)

Etant une européenne convaincue et croyant profondément que le travail, bien que nécessaire pour payer les factures et pour s’épanouir dans de nombreux domaines de notre vie, est aussi là pour nous permettre de vivre une vie personnelle épanouie.

En France, avant l’arrivée de Flamby et de sa clique ça n’allait pas si mal malgré nos 5 semaines de vacances et notre mois d’août plus ou moins chômé. Les gens prennent le temps de vivre et certes ne sont pas aussi riches pécuniairement que certains américains qui se tuent au travail (au sens propre comme au figuré), mais nous apprécions les déjeuners prolongés pour prendre le temps de partager un bon repas avec nos collègues sur la terrasse de notre bistrot préféré. Nous apprécions de pouvoir aller nous faire soigner parce que nous sommes malades sans avoir à nous endetter sur 15 ans. Nous aimons nos weekends prolongés et nos viaducs du mois de mai et nous aimons nous épanouir au travail.

Au Danemark, ils ont poussé l’équilibre de la vie encore plus loin. De nombreux employés commencent très tôt leur journée pour pouvoir partir à 15h et profiter de leur jardin, de leurs enfants, du soleil et de la vie tout simplement. En ayant la taxation la plus élevée au monde, ils s’assurent que personne n’est laissé de côté et qu’en cas de coup dur, chacun puisse avoir un filet de sécurité. Les danois tout comme les européens du sud savent profiter de la vie et trouver cet équilibre si délicat entre vivre et gagner sa vie.

Et vous? Etes-vous plutôt du genre à travailler pour vivre ou vivre pour travailler?

 

Le dimanche

J’ai grandi entre deux pays de tradition catholique. Dans ces deux pays, la semaine est rythmée par les traditions de l’église et des traditions familiales. La semaine on travaille, le weekend on se repose.

Dans ce weekend il y a le dimanche. Ce jour où à peu près tout est fermé. Ce jour où les familles se retrouvent autour d’un déjeuner, les amis se retrouvent autour d’un brunch, les gens se détendent puis le lendemain on repart pour une nouvelle semaine de dur labeur.

En Asie en revanche, j’ai appris à vivre à un autre rythme. Les semaines ne sont plus des semaines, mais des enchaînements de jours qui se suivent et se ressemblent en étant des espaces de liberté individuelle. Chacun construit sa semaine comme il l’entend ou presque. Tout est ouvert tout le temps, on perd la notion des jours.

Retrouver le rythme de la vieille Europe fait resurgir les souvenirs de mon enfance, la semaine qui se met en pause et donne des repaires, le stress qui retombe, les plats qui mijotent, les discutions qui s’enflamment.

Certes, les traditions se perdent, les gens ne se retrouvent plus toujours autour de la table familiale, communiquent moins, mais cette pause demeure quand bien même nos pays sont considérés comme des pays individualistes.

Pourquoi donc est ce que c’est en Asie où la famille est au centre de l’articulation de la société que tout est ouvert 7 jours sur 7, que les gens ont adopté un rythme de vie sans pause et linéaire?

Le beurre, l’argent du beurre et le sourire du crémier

Sydney Janvier 2010

En revenant à Paris pour une petite semaine, je profite de la vie. Je mange des choses que je ne trouve pas en Asie, je vois mes amis, je m’imprègne des odeurs, des couleurs et des merveilles que cette magnifique ville offre.

Retrouver toutes ces choses extraordinaires que l’on oublie parfois d’apprécier quand on y vit, me permet de me poser des questions.

Je suis une éternelle insatisfaite, j’en suis consciente. J’aime des choses parfois un peu incompatibles et rêve d’un endroit qui allie tout ce que j’aime.

J’aime la ville, le soleil, la plage, la profusion d’offre culturelle. J’aime l’efficacité et le détachement d’une attitude relax.

Après 6 mois sur une île, je me rends à l’évidence que je me sens mieux en ville, que je m’ennuie terriblement vite et que j’ai besoin d’anonymat et d’espace.

Dans ma petite tête de bisounours, demeure l’espoir de trouver en Sydney cette combinaison presque parfaite.

Je n’y trouverai certes pas de bons fromages car ceux au lait cru y sont interdits. Cependant, on y mange bien, les vins sont corrects et à des prix pas totalement délirants comme en Thaïlande.

Les salaires sont décents et surtout proportionnels au coût de la vie contrairement à Paris. Il fait bon toute l’année, même si en hiver les températures obligent à porter des chaussures fermées et un manteau.

Je pourrai y surfer et aller à des expos et au musée, dans des soirées un peu formelles et faire des barbecue à la cool, aller à la plage et au cinéma. Porter des robes de soirée et des board shorts (vu la température de l’eau plutôt un wetsuit).