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L’alternative

En occident depuis trop longtemps déjà, les gens passent leur temps à courir. Ils courent après l’argent, le bonheur, la reconnaissance professionnelle, les biens matériels. Les gens accumulent, entassent, se créent des besoins qu’ils n’ont pas pour générer des frustrations qu’ils ne peuvent combler.

Les gens se tuent à la tâche des années durant dans des métiers qui ne les satisfont pas pour combler des besoins que leur impose la publicité et la société de consommation.

Certains affirment que pour exister aujourd’hui, il faut être un consommateur, élever ses enfants comme tels pour leur éviter d’être mis à l’écart par leurs pairs, pour leur éviter une marginalisation promise.

Heureusement, il y a encore des gens qui refusent cela. Les gens qui refusent de changer leurs équipements tous les ans parce que ce n’est plus la mode, des gens qui refusent de transformer leurs enfants en panneaux publicitaires, des gens qui refusent les grandes surfaces et le prêt à consommer. Il existe des gens qui élèvent leurs enfants en leur donnant l’essentiel à savoir des valeurs solides et en leur apprenant que ce ne sont pas les superficialités matérielles qui leur donneront de la valeur dans la société.

Il y a de gens qui refusent qu’un agriculteur qui a produit la nourriture qu’il consomme vive sous le seuil de pauvreté parce que les grandes surfaces l’auront pressurisé pour qu’il vende sa production à un tarif indécent dans le seul but de pouvoir vous vendre ses tomates achetées 50cts, 3€50 et enrichir les intermédiaires x ou y.

Je suis convaincue que même aujourd’hui, dans nos pays industrialisés, il existe une alternative, une façon de vivre différente et plus respectueuse de soi même et des autres. La valeur de ce que nous achetons ne détermine pas la nôtre.

Je maudis celui qui a un jour prononcé la phrase « je consomme donc je suis ».

Cosommaction

Cet hiver, j’ai eu une idée formidable(ment débile). Je suis allée faire mes courses dans un hypermarché!

Vous vous demandez ce qui m’a pris?! Et bien moi aussi. J’ai eu la super idée de le faire en plus le 23 décembre!!

L’hypermarché est par essence un endroit que j’exècre. Ces temples de la consommation pleins de monde, d’allées interminables, de rayons à perte de vue. En entrant dans un hypermarché, on met les pieds dans le temple de la standardisation, de la consommation de masse, des produits transformés.

Je suis peut être un peu old school ou peut être un peu bobo sur les bords, mais j’adore aller au marché le dimanche matin, savoir d’où viennent mes fruit et légumes, savoir que leur prix n’a pas subit le passage de 12 intermédiaires, que les personnes qui me les vendent sont celles qui l’ont produit.

J’aime aller choisir mon fromage chez mon fromager, un fromage au lait cru, de saison, lui acheter de la vraie crème fraîche crue pleine de goût, les oeufs de poules qui ont gambadé sur de grandes étendues.

Quand j’achète du vin, j’aime que mon caviste me conseille, qu’il m’aide à choisir la bonne bouteille pour mon petit plat du soir.

On nous casse les pieds avec la crise à tout va, mais en apprenant à consommer on ne dépense pas forcément plus.

On mange plus sain, meilleur, on réfléchit avant d’acheter un nième haut chez H&M qu’on mettra une fois, on consomme plus écolo, on se pose plus de questions sur son mode de vie.

Et si le monde avait une chance de devenir un peu meilleur si chacun rationalise son rapport aux choses?!

J’ai rien à me mettre

Que celle qui n’a jamais prononcé cette phrase me jette le premier escarpin!

Robe, pantalon, short, bermuda, jupe, chemisier, t-shirt, petit haut, petit ou gros pull…trop de choix tue le choix comme diraient certains.

Partant de ce constat, de nombreuses voix s’élèvent pour revenir au minimaliste et optimiser ces petits 20% de notre garde robe car oui les filles, même notre dressing n’échappe pas à la loi de notre cher ami Pareto.

Comme je vous le disais dans un précédent article, mon dressing et moi avons une relation basée sur le je t’aime, moi non plus qui ne peut plus durer. J’ai donc décidé en ce changement de saison de le soulager un peu de son fardeau en faisant des coupes radicales dans toutes ces étoffes qui s’amassent.

Pour celles qui veulent rentabiliser leur tri, vous pouvez faire votre vide grenier au Vestiaire des Copines et vous faire un peu de sous au passage. D’autres plus altruistes pourront se tourner vers le Relais d’Emmaüs pour  faire une BA en faisant le tri.

Pour celles qui aimeraient allier BA et fiesta, optez pour le vide dressing entre copines. Le principe est simple, on fait le tri dans sa garde robe, on range par taille et par saison et on se réunit autour d’un apéro (avec modération tout de même) pour vendre ces vêtements délaissés par vous, mais qui feront le bonheur de vos copines ou des copines de vos copines. Une solution conviviale pour rafraîchir son dressing et son cercle d’amis.