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20 kilos

samsonite_cosmolite-spinner-74cm-violet-2Sans déconner?! Malheureusement, 20 kg c’est tout ce que je vais pouvoir emmener avec moi sans avoir à payer un supplément exorbitant.

Pourquoi tant de différences entre les différentes compagnies?

Evidemment, j’avais déjà fait ma valise avec les allocations d’Etihad, à savoir 30 kg + 15 kg pour mon matériel de plongée. J’avais tranquillement emballé environ 30 kg de trucs et de machins et là tout d’un coup, il faut tout réduire, aller à l’essentiel et se contenter de n’emporter qu’une petite vingtaine de kilos d’affaires, matériel de plongée inclus.

Trêve de suspens! Oui, je l’ai fait!! Ma valise ne pèse plus que 20 kg. Ça oblige à se poser des dizaines de questions, à se demander si on va pouvoir acheter ceci ou cela sur place, ce dont on va réussir à se passer pendant quelques mois.

Dans nos vies occidentales, nous nous entourons de centaines d’objets dont l’utilité est parfois un peu discutable. Devoir condenser sa vie entière dans 20 kg est une épreuve. On doit faire le deuil de pas mal de choses comme la diversité vestimentaire, les cosmétiques, les petits plus qui nous font nous sentir super girly.

Heureusement que ma petite valise chérie est super légère et ne pèse que 2,8 kg. Merci Samsonite!! Dommage que l’on ne puisse pas échanger sa valise contre les nouvelles couleurs comme leur nouveau bleu turquoise magnifayk!!

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BayahibeLa vie réserve pas mal de surprises et je dois avouer que la mienne est assez douée pour cela.

Tout était prêt pour mon départ pour les Maldives. Ma valise, les modalités de mon stage pour devenir instructeur, mon billet d’avion, des sièges sortie de secours dans l’avions.

Trois petites heures avant de partir pour CDG, boum badaboum, tout est annulé. Mon monde s’écroule. Toute l’excitation accumulée pendant des mois est soudainement partie en fumée.

J’ai vécu des trucs assez épiques, mais celle ci était tout de même assez trash. Mon cerveau s’est alors mis en ébullition. Tous mes neurones étaient à fleur de peau. Il fallait impérativement que je trouve quelque chose pour remplacer ce stage auquel je me suis tant préparée.

Se retourner, c’est se remettre en question. Replanifier sa vie, retracer un nouveau parcours pour les mois qui viennent, trouver des palliatifs valables.

Passé l’état de choc, je dois avouer que devoir tout refaire en si peu de temps est extrêmement grisant. Dans ces moment là, mon corps se gorge d’adrénaline et je ressens ce que l’on peut ressentir en jouant ou sur un gros manège à sensations.

J’aime cette sensation. J’aime ces montées d’adrénaline qui me permettent de me retourner en l’espace de 24 heures. C’est grisant, terrifiant, excitant.

 

Me voilà donc à prendre un nouveau départ. Je vais reculer ma montre de 5 heures, m’envoler pour les Caraïbes, apprendre plein de choses sur la biologie marine, retrouver ma couleur abricot et les petits poissons.

I think I love my life!!

 

Les joies de la trentaine assumée

Il y a quelques années, quand j’ai commencé le décompte jusqu’à la trentaine, je m’imaginais encore naïvement que je serais à ce moment là, quelque chose qui se rapproche d’un adulte.

Pour moi, à cette époque là et peut être encore aujourd’hui, être adulte est assimilé à des marqueurs assez notoires comme avoir une maison ou un appartement, être en couple voire marié(e), avoir des enfants et un plan ce carrière.

Or ici c’est de moi que l’on parle. Pour moi, la trentaine rime avec tout sauf avec ce que je viens de mentionner. Un grand nombre de mes amis a fait le choix de ce cocktail d’adultitude et ils en sont très heureux sauf que ce n’est pas moi.

Bien que je respecte les choix de mes amis et d’une grande partie de la population, ces choix de vie ne sont pas les miens.

Prendre un crédit, prendre un engagement à long terme et me poser quelque part pour de vrai me fait peur.

Pendant des années, comme beaucoup de jeunes de ma génération, j’ai été enfermée dans des choix qui n’étaient pas nécessairement les miens.

Ma génération a été la victime de la pression de ses ainés qui ont dévalorisé les métiers manuels et glorifié les études interminables. Ma génération se retrouve aujourd’hui, arrivée à la trentaine à se reconvertir à raison de formations et autres bilans de compétences. Ma génération se retrouve sur les bancs de l’école en pleine crise existentielle à devoir réapprendre de nouveaux réflexes et à vivre autrement plus proches de leurs envies premières ou du rêve d’une vie.

Aujourd’hui, c’est à mon tour. Aujourd’hui  je plonge en cherchant ma voie en cherchant les mantas et les requins. Aujourd’hui d’autres osent fermer la porte de la publicité pour se consacrer au vin, d’autres encore tentent l’aventure dans un autre pays et une autre culture.

J’espère que si un jour j’ai des enfants, je parviendrai à leur transmettre l’importance de suivre ses envies et de se détacher de la pression des autres.