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Choisir

Au début on naît, nos parents nous nourrissent, nous habillent, nous promènent et nous soignent. Puis, nous grandissons et là c’est le drame!

La vie commence à nous imposer des choix. Bitch!!

Il faut choisir des amis, il faut choisir ses vêtements, choisir ses aliments, choisir ensuite nos filières, nos études, nos combats.

Pourquoi est ce qu’on ne peut pas tout avoir? Moi j’ai envie que les murs de mon appartements soient tour à tour bleus, violets, roses ou verts suivant mon humeur. Je veux que l’homme qui partage ma vie soit tour à tout gentleman, aventurier, bon père de famille, responsable mais avec un grain de folie.

J’ai envie de pouvoir être ici et là en même temps. J’ai envie d’avoir une vie rangée, mais aussi avoir la folie de l’aventure qui la ponctue.

Choisir c’est se limiter, se canaliser et s’orienter. Choisir c’est prendre position. Choisir c’est se restreindre à ne pas tout avoir.

Choisir c’est également un luxe. Bien que nous ayons tous le choix d’orienter notre vie en prenant certaines décisions plutôt que d’autres, parfois les choix n’en sont pas. Parfois la nécessité guide notre route et là c’est pas drôle.

Depuis longtemps, j’ai eu le luxe de pouvoir choisir beaucoup de choses dans ma vie. J’ai ce luxe parce que je vois le côté positif des choses, les avantages de l’échec et les opportunités.

J’espère ne jamais perdre cette petite étincelle qui me permet de rester positive, même quand la vie fait un peu la tronche et que les choses sont difficiles.

Choisir c’est parfois juste s’écouter, ne pas prendre en compte les opinions des uns et des autres. Un choix qui parait irrationnel aux yeux des gens peut être notre meilleure option. Pour choisir j’écoute toujours mes tripes, je choisis ce qui est le mieux pour moi pas ce que mon entourage croit être le mieux pour moi.

 

Avoir 30 ans en 2011

Oui, oui, l’échéance approche, un peu trop vite à mon goût, mais elle approche.

Dans quelques mois la dizaine fatidique aura changé, il paraît qu’on est censé être adulte et responsable à cet âge. A 30 ans, nos parents avaient des enfants, quitté un  pays à cause de son régime politique ou sérieusement entamé une carrière dans une boite dans laquelle ils envisageaient de tracer un parcours ascendant, mais fidèle.

Aujourd’hui, avoir 30 ans à Paris c’est quoi?

Quand je regarde autour de moi, que je lis la presse, les trentenaires (et ceux qui s’en approchent) aujourd’hui, ce sont pour la plupart des célibataires ou en couple, mais sans enfants, diplômés de diverses écoles, avec souvent des métiers qui font rêver.

Toutefois, sous le vernis se cachent des appartements minuscules à des prix exorbitants et en location vu les prix parisiens qui continuent d’augmenter,  ou des colocation pour rompre une certaine solitude et avoir des surfaces décentes sans se ruiner.

Se cache aussi une certaine bougeotte qui nous fait changer de boite tous les 3 ans en moyenne, qui nous donne des envies d’ailleurs allant parfois jusqu’à une reconversion radicale. Des salaires ridiculement bas pour permettre une vie décente dans une ville où tout coûte plus cher qu’ailleurs. A salaire égal, nos amis provinciaux ont un train de vie supérieur d’environ 30% au nôtre. Mais si tout est plus cher à Paris, pourquoi les salaires ne sont ils pas indexés sur le coût de cette vie?

Malgré tout ça, amis trentenaires, restons positifs!! Ce monde hostile nous rend  polyvalents, débrouillards, incollables sur les produits financiers liés à la retraite (et bien oui, il faut bien remplir son petit bas de laine quand on sait que les cotisation qu’on nous ponctionne aujourd’hui, nous n’en reverrons jamais la couleur), incollables dans l’aménagement de petits espaces, capables de vivre plusieurs vies dans la même journée, forge notre résistance physique pour nous permettre de garder un semblant de vie sociale après le travail.

Avoir 30 ans c’est aussi commencer à savoir ce qu’on veut ou, à défaut, ce qu’on ne veut pas, c’est être encore assez jeune pour passez le weekend sur le space mountain et adorer ça, mais plus tout à fait assez jeune pour comprendre pourquoi les « djeuns » s’affolent devant des élastiques dont on se servait pour retenir un bouquet de persil juste parce qu’ils sont de toutes les couleurs ou pour comprendre pourquoi ils vénèrent Justin Bieber (bon, nous avons aussi quelques cadavres dans nos placards, mais nous n’allons pas nous attarder dessus…)

Avoir 30 ans c’est fun, surtout quand on a pas d’enfants, qu’on peut continuer à s’amuser, à faire la grasse matinée le samedi matin après être rentré à 4h du matin.