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Tous en Rythme

Vivre sous les tropiques implique de changer un peu (radicalement) sa façon de vivre, de voir la vie, le regard que l’on porte sur les autres, sur notre environnement.

Depuis que je vis à Phuket, j’ai énormément appris sur moi même. J’ai également eu la confirmation de choses que je savais plus ou moins et que j’avais oublié de prendre en compte à un certain moment.

Ce que j’ai découvert ou redécouvert (en vrac):

  1. La TV ça ne sert qu’à mettre en veille son cerveau et franchement je me sens mieux sans
  2. Je suis vraiment super frileuse. Car oui, dans l’absolu, je dois admettre que 25°C ce n’est pas froid, mais je mets malgré tout un pull quand je rentre tard chez moi car en scooter ça caille!! (si si pour de vrai!!)
  3. Je déteste la pluie. Non mais alors vraiment. Les nuages gris et l’eau qui me tombe sur la figure ont une influence tellement radicalement négative sur moi que je deviens tout de suite irritable dès que ces deux facteurs sont réunis. Ce qui est un peu emmerdant, c’est que c’est la saison des moussons jusqu’en novembre.
  4. J’adore les fringues
  5. J’adore la couleur et encore plus avec ma peau un peu dorée
  6. JE PEUX BRONZER!! Il me faut juste un peu plus de temps qu’à d’autres. Ma peau contient de la mélanine pour de vrai. Ce qui est en revanche un peu embêtant c’est que comme je ne passe pas mes journées sur la plage, je crois qu’aucune partie de mon corps n’a vraiment la même couleur.
  7. J’adore le maquillage et les vernis à ongles avec tout plein de couleurs. J’adore jouer avec les fards, faire paraître mes yeux un peu plus bleus ou un peu plus gris selon ce que je mets sur mes paupières,j’adore me faire une bouche ultra rouge et velvet. C’est totalement superficiel, totalement superflu, mais totalement assumé et je ne suis pas prête de m’arrêter là.
  8. J’adore les chaussure, mais ce que je préfère c’est être pieds nus. On est tellement bien que ça vaut tous les escarpins du monde.
  9. Je ne sais pas ne rien faire. Travaillant l’après midi et dormant assez peu, je n’ai aucune matinée libre. Je fais du sport, du yoga, du surf, je prends des cours de thaï et le weekend tout dépend du temps et de mon humeur. Au final, bien que la vie culturelle locale soit un peu en reste par rapport à ce qu’on peut trouver à Paris par exemple, mes journées sont simplement rythmées autrement.
  10. Je préfère mon corps quand il est musclé. On y est pas encore tout à fait. Deux ans sans sport, ça ne s’efface pas comme ça, mais je suis sur la bonne voie. Je me sens tellement mieux depuis que j’ai repris à un rythme à peu près équivalent à ce que j’avais avant ma blessure (+/- 6h par semaine), que pour rien au monde je ne voudrais abandonner ce bien être. Franchement, la cellulite c’est tellement laid qu’il faut que je m’en débarrasse car elle ne va pas avec la couleur de mon nouveau maillot de bain.

Bien que ce soit hyper à la mode ici, ne vous attendez pas à ce que je vous parle de trucs un peu perchés spirituels comme la méditation, les retraites spirituelles ou autres fantaisies du genre. Ce n’est vraiment pas mon délire donc merci, mais non merci.

Aujourd’hui, oui je vis un peu au ralenti culturellement parlant par rapport à ce que je vivais à Paris, mais Phuket offre tellement de possibilités sur d’autres tableaux que je m’y adonne avec un plaisir sincère et je ne regrette pas car c’est parfois bien de tester autre chose.

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Quitter la France

Je souhaitais tout d’abord remercier les personnes qui ont déjà répondu à mon questionnaire. Vos réponses sont très instructives et ont toutes une chose en commun: le regret de ne pas être parti plus tôt.

Je ne prétends pas du tout tendre vers une étude sociologique par un simple projet pour un blog, cependant il est assez inquiétant de lire la même chose encore et encore. Des jeunes qui ont entre 20 et 35 ans et qui d’une part ne se reconnaissent plus dans les valeurs de la France et d’autre part qui ne trouvent plus leur place dans une société pour qui être jeune semble être devenu un handicap.

Aujourd’hui, avoir un Bac+5 n’est plus une garantie d’avoir un emploi et encore moins un emploi bien rémunéré. Nombre de jeunes alternent les stages et les périodes de chômage en sortant d’école. Les entreprises cherchant des jeunes corvéables à merci, qu’elles pourront payer une somme symbolique, mais qu’elles n’auront pas à former car évidemment il faut déjà de l’expérience, sinon ce ne serait pas drôle.

Pourquoi la jeunesse fait elle peur à ce point là aux entreprises? Etre jeune est un atout formidable, on est encore hyper enthousiaste, pas encore désabusé, pas encore fatigué.

Les gens ne quittent pas la France pour travailler moins (en même temps, ce serait difficile vu les conditions de travail en France). La plupart des gens quittent la France pour tout simplement travailler, gagner en qualité de vie et élargir leurs horizons.

Il n’y a pas de pays parfait. L’un aura le climat, mais pas la démocratie, l’autre aura un super système social, mais pas d’opportunités, un troisième aura une qualité de vie extraordinaire, mais un climat peu accueillant. Trouver le bonheur n’est pas évident et je n’ai même pas la prétention d’affirmer l’avoir trouvé car je le cherche encore en bonne insatisfaite chronique que je suis. Toutefois, bien que je n’aie pas encore le sentiment d’être totalement heureuse, le chemin pour y parvenir est très plaisant.

La mondialisation est une chance formidable pour ceux qui savent en tirer partie. Combien de temps encore la France continuera-t-elle à laisser partir des jeunes qu’elle a parfaitement su former mais qu’elle a échoué à garder?

En France, ouvrir une société est non seulement extrêmement compliqué, mais également très coûteux. Je suis peinée de voir que de nombreuses jeunes sociétés mettent la clé sous la porte à cause de charges exorbitantes, de délais de paiement abusifs, de lourdeurs administratives auxquelles elles ne sont pas toujours préparées.

J’admire ceux qui ont choisi de rester malgré l’appel du large, mais que voulez vous, je n’ai pas eu ce courage et j’adore être bronzée et vivre dans une grande maison.

Business is Business

En Thaïlande il fait beau, il fait chaud, parfois très chaud. Les gens sont détendus, parfois très détendus.

Ces conditions créent un environnement de travail assez particulier. Il est facile de s’habiller en mode « plage », d’être tout aussi détendu que les locaux, de se laisser aller.

Ma collègue et moi avons donc pris une décision. Nous avons donc décidé ma collègue et moi de repasser en mode business. Finies les tongs pour aller bosser. Bonjour maquillage, vêtements un peu plus formels.

Outre l’aspect un peu superficiel de cette décision, s’imposer une certaine discipline vestimentaire sur son lieu de travail est important voire essentiel. Quand on vit presque en huis clos avec les gens, créer cette barrière physique entre le travail et la vie privée assainit les choses.

Se dire que quand on est habillée de manière un peu plus formelle, on est sérieux, on travaille. Cette barrière permet également de rester encré dans la réalité qui pour nous implique de revenir régulièrement à la « civilisation ». Faire l’effort de s’habiller, de se coiffer, de se maquiller permet de ne pas perdre les habitudes que nous avions à Paris.

Dans une ville aussi codifiée que Paris, aller en clientèle parée d’un joli bronzage, certes un peu chaotique et emprunt des différentes activités qui l’ont induit, peut être mal interprété. Les parisiens sont encore plus attachés aux apparences que les thais.

Quand j’ai annoncé à mon entourage que je partais travailler en Thaïlande, les gens m’ont souhaité de « bonnes vacances » en me disant au revoir. Dans la tête des gens, travailler sous les tropiques ce n’est pas vraiment du travail.

Venir travailler en tongs, short et débardeur en rentrant de la plage c’est pratique, confortable et facile. Perdre pied dans la réalité est pratique, confortable et facile. La réalité qui nous fait vivre est rigide et codifiée. Perdre l’usage de ses codes c’est perdre la liaison avec le monde qui nous fait vivre.

Retour donc aux pantalons, aux chaussures (pas fermées, faut pas déconner). A moi les primers et bases en tous genres pour faire tenir le maquillage malgré la chaleur. Je suis certes bronzée, mais mon taux de mélanine apparente n’est pas inversement proportionnel au nombre de neurones actifs.