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Marine: De PowerPoint à l’Humain

Marine est un petit bout de femme avec une pêche incroyable que j’ai rencontré lors d’une de mes dernières missions. Avec son immense joie de vivre, elle éclaire l’espace et communique sa positivité et sa bonne humeur.

Je ne doute pas une seule seconde que son parcours sera jalonné de belles découvertes et de succès.

Pour commencer, pourrais-tu te présenter? 

Marine, la vingtaine, Lyonnaise montée à Paris après quelques années passées en Allemagne. Chef de projet au quotidien, je rêve d’art, de voyages, de rencontres et d’échanges. J’aime les gens, j’aime l’humain.

A quoi ressemblait ta vie d’avant? 

Ma vie d’avant, qui est encore ma vie d’aujourd’hui, mais qui sera bientôt du passé (sentiment d’excitation), se résume autour des mots : ENNUI et DÉCEPTION. Je vous explique … Diplômée d’un IUT Techniques de commercialisation (de très bonne réputation) puis d’une Grande École de Commerce, j’avais hâte de rentrer sur le marché du travail, mais sans trop savoir vers quoi me tourner. J’ai donc opté pour la cabinet de conseil en management (cliché & mauvaise idée !). Le monde de la Pharma est ensuite venu me chercher … 2ème mauvaise idée ! Au fil des mois passés dans ces deux structures, transformée en slideuse professionnelle et robot opérationnel, j’ai rapidement eu la sensation de ne pas apprendre grand-chose, de n’y trouver aucun sens, mais surtout d’évoluer dans une pièce de théâtre où il fallait jouer un rôle.

Quel a été le déclic qui t’a fait te dire: ça y est, je passe à l’acte? 

Je dirais que cela été une succession de choses ! Le manque d’alignement de mon système de valeurs avec celui de mes collègues de travail. Les signes envoyés par mon corps, qui me disait clairement « stop ». J’ai la sensation que nous réfléchissons bien trop avec notre tête, alors qu’il faudrait écouter davantage son corps et son cœur. La rencontre avec un designer qui m’a fait découvrir son métier et son « univers », une révélation pour moi. La participation à divers événements (conférences, ateliers, tables rondes, apéros) où j’ai découvert des gens avec qui je me sens connectée.

A quoi ressemble ta vie actuelle? Quel est ton nouveau métier?

J’ai l’intention de me réorienter dans le domaine du design (UX design). Je souhaiterais effectivement évoluer dans un milieu plus créatif et centré sur l’humain. J’ai découvert un réel intérêt pour le design, l’anthropologie et la sociologie.

Quel a été ton parcours vers ton nouveau métier / ta nouvelle vie?

2 démissions (à 26 ans, c’est pas mal!), 4 mois de découverte de divers domaines au travers d’événements à Paris et une inscription à un concours pour une formation en UX Design.

Quelles sont les plus gros obstacles / les plus grosses galères que tu as rencontré en chemin? 

L’absence d’apport financier, mais surtout le regard des autres, l’incompréhension de son entourage et de ses parents, le clivage entre les générations. Egalement le « mais ce n’est qu’un boulot ! » : après 5 ans d’études (dont pas mal de concessions pour avoir de « bonnes notes »), plusieurs diplômes et un bel investissement financier, la pilule est encore dure à avaler.

A contrario, quels ont été les meilleurs moments pendant le parcours? 

Les rencontres avec des gens de divers horizons, la découverte de multiples domaines, le foisonnement d’activités à Paris (qui permet justement ces rencontres et cette découverte). Mon cerveau et mon corps étaient enfin comblés !

Si tu devais donner un conseil à quelqu’un qui envisage de se reconvertir?

Ne pas avoir peur de se lancer, s’écouter et vivre sa vie comme on l’entend.

As-tu des regrets? 

Ne pas avoir sauté le pas plus tôt.

Adeline: De la banque à l’hôpital

Aujourd’hui, je vous présente Adeline qui a quitté Paris il y a quelques années pour les montagnes grenobloises.

Nous nous sommes connues lors d’un job étudiant il y a des années et j’ai pu suivre son super parcours de reconversion, les hauts et les bas. J’ai une profonde admiration pour Adeline qui a entrepris tout cela tout en élevant deux enfants. Elle prouve ainsi que la clé du succès c’est la volonté qui permet de déplacer des montagnes.

Je ne vous souhaite évidemment pas de vous retrouver sur sa table d’opération, mais si ça vous arrivait, vous seriez entre de très bonnes mains.

Pour commencer, pourrais-tu te présenter? 

Adeline, 41 ans, maman de deux enfants

A quoi ressemblait ta vie d’avant? 

J’étais conseillère dans une banque. J’aimais bien mon métier, mes clients et je réussissais plutôt bien.

Quel a été le déclic qui t’a fait te dire: ça y est, je passe à l’acte? 

Quand mon DRH m’a expliqué qu’avec l’arrivée de mon deuxième j’allais être dans un placard car j’allais devenir incapable selon lui d’investir mon travail.

A quoi ressemble ta vie actuelle? Quel est ton nouveau métier?

Je m’éclate. Je suis infirmière de bloc opératoire en chirurgie cardiaque. De gros enjeux. Toujours plein de choses à apprendre.

Quel a été ton parcours vers ton nouveau métier / ta nouvelle vie? 

J’ai fait 3 ans d’étude seules 2 années ont été financées par un FONGECIF. Suite à un souci sur mon mémoire de fin d’année, j’ai dû retourner à la banque un an! Très drôle je l’ai vécu comme un tour d’honneur avec le recul.

Quelles sont les plus gros obstacles / les plus grosses galères que tu as rencontré en chemin? 

Se positionner en tant qu’étudiant. En stage les infirmières tutrices étaient plus jeunes que moi. Parfois les patients que c’était moi la titulaire.

A contrario, quels ont été les meilleurs moments pendant le parcours? 

Je me suis fait de bonnes amies et j’ai vécu de belles expériences.

Si tu devais donner un conseil à quelqu’un qui envisage de se reconvertir?

De réfléchir à toutes les portes de sorties.

As-tu des regrets? 

Aucun!!

Agathe: De la publicité à l’esthétique

Aujourd’hui, je vous emmène dans un univers totalement différent de celui de Heza car avec Agathe, nous allons dans le domaine de l’esthétique et plus particulièrement de l’esthétique pour hommes.

J’ai connu Agathe quand nous étions toutes les deux de jeunes acheteuses média, elle dans la TV, moi dans le digital. Depuis, nous avons toutes les deux fait bifurquer nos parcours.

Après son séjour à Mayotte, Agathe est de retour en Métropole et plus particulièrement à Rennes où elle ouvrira très prochainement son institut de beauté dédié à vous messieurs.

Agathe vous a concocté un lieu unique au cœur de la cité bretonne. Avec des couleurs, des odeurs très masculines, l’environnement de l’institut sera propice à la détente et au bien-être.

Agathe a prévu de vous chouchouter avec plusieurs marques de produits bio fabriqués en France dont certains sont fabriqués en Bretagne avec des plantes locales pour non seulement vous donner le choix, mais également mettre en avant la richesse de l’artisanat et de la flore locale.

En attendant de pouvoir vous donner les coordonnées du lieu, je vous laisse avec l’interview d’Agathe.

Pour commencer, pourrais-tu te présenter? 

Agathe, 31 ans, esthéticienne depuis 2013, actuellement en train de créer mon institut de beauté.

A quoi ressemblait ta vie d’avant? 

Je travaillais dans une agence média comme acheteuse TV. Une vie parisienne très speed, des horaires de travail à rallonge, aucune reconnaissance, beaucoup de soirées dans ce milieu.

Quel a été le déclic qui t’a fait te dire: ça y est, je passe à l’acte? 

Un burn out. Ce qui m’a permis de prendre conscience que ce n’étais pas un milieu pour moi un travail dans lequel je n’avais aucun épanouissement.

Quel a été ton parcours vers ton nouveau métier / ta nouvelle vie? 

J’ai fait un bilan de compétences en 2 mois. J’ai ensuite fait une rupture conventionnelle avec mon entreprise afin de pouvoir reprendre mes études. 

Un cap esthétique, une formation massage et management de spa en 1 an en parallèle duquel je travaillais dans un hammam le week-end afin d’acquérir une expérience pratique et de gagner ma vie.

Suite à cette année et mon diplôme en poche j’ai trouvé un emploi d’esthéticienne sur l’île de Mayotte.

Quelles sont les plus gros obstacles / les plus grosses galères que tu as rencontré en chemin? 

Les difficultés financières !  

Passer du statut de cadre à celui d’employée esthéticienne est une « chute » sur le plan social, sociétal par forcément comprise par tous.

A contrario, quels ont été les meilleurs moments pendant le parcours? 

Des découvertes au quotidien d’un nouveau métier.

Si tu devais donner un conseil à quelqu’un qui envisage de se reconvertir?

Foncer, bien cadrer son projet et y aller, ne pas s’occuper des jaloux, des médisants.

As-tu des regrets? 

Jamais