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Choisir

Au début on naît, nos parents nous nourrissent, nous habillent, nous promènent et nous soignent. Puis, nous grandissons et là c’est le drame!

La vie commence à nous imposer des choix. Bitch!!

Il faut choisir des amis, il faut choisir ses vêtements, choisir ses aliments, choisir ensuite nos filières, nos études, nos combats.

Pourquoi est ce qu’on ne peut pas tout avoir? Moi j’ai envie que les murs de mon appartements soient tour à tour bleus, violets, roses ou verts suivant mon humeur. Je veux que l’homme qui partage ma vie soit tour à tout gentleman, aventurier, bon père de famille, responsable mais avec un grain de folie.

J’ai envie de pouvoir être ici et là en même temps. J’ai envie d’avoir une vie rangée, mais aussi avoir la folie de l’aventure qui la ponctue.

Choisir c’est se limiter, se canaliser et s’orienter. Choisir c’est prendre position. Choisir c’est se restreindre à ne pas tout avoir.

Choisir c’est également un luxe. Bien que nous ayons tous le choix d’orienter notre vie en prenant certaines décisions plutôt que d’autres, parfois les choix n’en sont pas. Parfois la nécessité guide notre route et là c’est pas drôle.

Depuis longtemps, j’ai eu le luxe de pouvoir choisir beaucoup de choses dans ma vie. J’ai ce luxe parce que je vois le côté positif des choses, les avantages de l’échec et les opportunités.

J’espère ne jamais perdre cette petite étincelle qui me permet de rester positive, même quand la vie fait un peu la tronche et que les choses sont difficiles.

Choisir c’est parfois juste s’écouter, ne pas prendre en compte les opinions des uns et des autres. Un choix qui parait irrationnel aux yeux des gens peut être notre meilleure option. Pour choisir j’écoute toujours mes tripes, je choisis ce qui est le mieux pour moi pas ce que mon entourage croit être le mieux pour moi.

 

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Rapports homme-femme

Depuis que je suis en Asie, j’observe, j’analyse, j’expérimente. Outre les activités culturelles, de loisirs, la nourriture et les différents rites, j’expérimente les différences culturelles.

En Asie du Sud Est, les gens sont bien plus pudiques que nous pouvons l’être en occident. C’est le cas dans les pays musulmans autant que dans les pays bouddhistes qui requièrent tous que l’on se couvre dans les lieux de cultes ou les lieux officiels.

L’une des différences majeures que j’ai pu remarquer par rapport à l’Europe ce sont les rapports homme / femme. Dans ces cultures, la femme est l’image de la mère souvent, de la putain parfois, de la soumise de temps en temps. Voir des groupes d’adultes de sexes différents est assez rare dans certains contextes et notamment dans la vie quotidienne en dehors d’un groupe.

Quand j’ai passé quelques jours avec un australien que j’ai rencontré à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, il était parfois un peu difficile de faire comprendre aux gens que oui, nous avons à peu près le même âge, mais que non, nous ne sommes pas en couple. En demandant une chambre à deux lits, on nous regardait de travers. Quand nous sommes allés nous faire masser, ils nous ont mis dans la même cabine et ainsi de suite.

Pour nous, occidentaux, l’amitié homme / femme est une réalité sur laquelle on ne se pose plus vraiment de questions. Elle existe, même si parfois elle peut être ambiguë, mais elle est surtout acceptée et fait partie de notre quotidien.

Par cet aspect je suis profondément occidentale. J’aime pouvoir être amie avec qui je veux sans prendre en compte, sa race, sa religion, son sexe ou son âge. J’aime la liberté de choisir mes amis pour ce qu’ils sont et pas pour ce qu’ils représentent.

Le beurre, l’argent du beurre et le sourire du crémier

Sydney Janvier 2010

En revenant à Paris pour une petite semaine, je profite de la vie. Je mange des choses que je ne trouve pas en Asie, je vois mes amis, je m’imprègne des odeurs, des couleurs et des merveilles que cette magnifique ville offre.

Retrouver toutes ces choses extraordinaires que l’on oublie parfois d’apprécier quand on y vit, me permet de me poser des questions.

Je suis une éternelle insatisfaite, j’en suis consciente. J’aime des choses parfois un peu incompatibles et rêve d’un endroit qui allie tout ce que j’aime.

J’aime la ville, le soleil, la plage, la profusion d’offre culturelle. J’aime l’efficacité et le détachement d’une attitude relax.

Après 6 mois sur une île, je me rends à l’évidence que je me sens mieux en ville, que je m’ennuie terriblement vite et que j’ai besoin d’anonymat et d’espace.

Dans ma petite tête de bisounours, demeure l’espoir de trouver en Sydney cette combinaison presque parfaite.

Je n’y trouverai certes pas de bons fromages car ceux au lait cru y sont interdits. Cependant, on y mange bien, les vins sont corrects et à des prix pas totalement délirants comme en Thaïlande.

Les salaires sont décents et surtout proportionnels au coût de la vie contrairement à Paris. Il fait bon toute l’année, même si en hiver les températures obligent à porter des chaussures fermées et un manteau.

Je pourrai y surfer et aller à des expos et au musée, dans des soirées un peu formelles et faire des barbecue à la cool, aller à la plage et au cinéma. Porter des robes de soirée et des board shorts (vu la température de l’eau plutôt un wetsuit).