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Le monde sans sous-titres

Quand on déménage a Londres tout est facile. Tout est en anglais et la langue commune est l’anglais. L’anglais etant une langue d’une facilite déconcertante, s’installer et s’intégrer est chose facile.

Quand on passe une partie de son temps dans un pays nordique, les choses se compliquent un tant soit peu.

Qu’on se le dise, le Danois est une langue très difficile. Non seulement il n’y a pas vraiment de grammaire, mais la prononciation et l’écriture sont totalement décorrelées. Les sons des lettres sont différents suivant le placement dans le mot et parfois sont une exception. Aux dires de nombreux danois, c’est a croire que les personnes qui étaient en charge de codifier la langue ont commence et se sont dit au bout d’un moment qu’au final leur temps serait mieux utilise a boire un verre.

apprentissage

Bien que tout le monde ici parle anglais et souvent parfaitement, utiliser une langue qui n’est pas la leure uniquement parce qu’il y a dans l’assemblée une personne qui ne parle pas danois est souvent une chose insurmontable. C’est malheureusement également le cas de mon homme ce qui peut parfois créer des tensions.

Imaginez un peu la frustration de ne pouvoir participer a aucune conversation, de ne prendre part aux activités sociales qu’a moitie et d’être totalement dépendant de quelqu’un pour tout traduire.

Imaginez ne même pas pouvoir savoir ce que contiennent les produits vendus au supermarché parce que tout est en danois et si les étiquettes sont multilingues, c’est souvent une couverture uniquement nordique.

Depuis que je fais des allers-retours entre Londres et Copenhague, je suis accro a Google Translate et j’apprends a gérer ma frustration. Quand on est une personne très indépendante, être soumise au bon vouloir des autres est non seulement extrêmement frustrant mais enrageant.

Ce sentiment d’être dans le grand bain sans savoir nager ou de devoir opérer un missile nucléaire sans mode d’emploi. On se sent comme un enfant qui doit tout réapprendre alors qu’on a la trentaine passée.

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Changer d’échelle

Pendant de nombreuses années, ayant grandi à Paris je ne concevais pas vraiment que l’on puisse vouloir vivre dans un bled paumé. J’ai grandi en ayant besoin d’avoir tout à portée de main, même si Paris reste tout de même un peu à la ramasse côté disponibilité de différents services comme les magasins qui ferment le dimanche ou les démarches administratives pour lesquelles il faut prendre une demi journée car elles ne sont pas réalisables en ligne.

J’ai passé environ 25 ans de ma vie dans ce joyeux chaos de disponibilité tout en ponctuant tout cela d’escapades prolongées dans des pays bien moins développés et donc sans grandes attentes. Est arrivée ensuite mon escapade en Thaïlande et là, ma vision des choses a commencé à changer. Pourvoir aller à la plage avant le boulot, avoir un temps au top tout le temps, des magasins ouverts H24 (quand tu as oublié d’acheter de l’eau et que tu as soif à 3h du matin, tu es content que ton 7/11 soit ouvert) et surtout un rythme de vie un peu plus calme que dans une grande ville m’a fait prendre conscience que l’on pouvait parvenir à un équilibre.

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Londres a été la consécration de cette révélation. J’ai pris conscience qu’avec l’âge, la course après l’argent et le temps m’intéressait de moins en moins. J’ai pris conscience que même si j’aimais toujours vivre en ville, l’échelle de celle-ci était un peu trop étouffante pour moi. Je me sens comme un hamster en cage au milieu de tous ces gens stressées qui courent après le succès.

Tower Bridge London

Heureusement, j’ai une petite étoile qui veille sur moi quelque part car j’ai la chance d’avoir un chef extraordinaire qui me donne la possibilité de couper la poire en deux en travaillant la moitié du temps à Londres et l’autre de notre bureau à Copenhague, la ville de mon cher et tendre. Grâce à mon super chef, je suis aux anges. J’ai d’un côté l’offre culturelle illimitée qu’offre Londres et de l’autre le rythme un peu plus détendu de Copenhague où on peut aller à la plage après le bureau, où je vais au bureau en vélo (car oui, les transports en commun je déteste toujours autant).

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J’adore le fait que les gens soient beaucoup plus détendus car beaucoup ont des temps de transport très courts et le matin quand on arrive il est parfois un peu difficile de trouver une place pour garer son vélo. J’aime pouvoir être en 10-15 min à la plage même si c’est juste pour prendre un peu le soleil de fin de journée ou faire voler notre cerf volant. J’aimerais bien pouvoir me baigner, mais là vu ma frilosité c’est mission impossible vu la température de l’eau.

J’aime le fait que les danois aient réussi à concilier une prospérité économique forte tout en gardant un équilibre sain entre la vie professionnelle et la vie privée.

On peut avoir la même chose dans un pays plus chaud? Non? Comment ça on ne peut pas tout avoir?

Reprendre le sport, London edition

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J’ai beau vivre à Londres depuis déjà presque 5 mois, je ne me fais toujours pas au climat. Il fait froid, il fait gris et il fait moche. J’avoue que nous avons eu un regain d’espoir quant à l’arrivée éventuelle du printemps ces deux dernières semaines, mais ces espoirs ont été vite anéantis par le retour du froid et l’arrivée de la grêle.

Lors de mes récentes vacances à Bornéo, j’ai pris conscience qu’il était peut être temps de reprendre le sport notamment pour encore plus en valeur mon joli maillot de bain.

Je me suis donc décidée à m’inscrire et ai enfin fait ma première séance depuis un bon moment. Et là c’est le drame. Nous sommes le lendemain et mes cuisses me font tellement mal que j’ai même du mal à descendre les escaliers de mon appart. Vous pensez bien que je n’y suis pas allée en mode relax, non j’ai attaqué tout de suite par une bonne séance d’une heure de cardio, sinon ce ne serait pas drôle.

La bonne nouvelle c’est que mon cœur et mon souffle vont plutôt bien. Mes muscles en revanche ont besoin de se réveiller un bon coup car des courbatures comme celles-ci, je n’en avais pas eu depuis un bon moment malgré les étirements.

Prochaine étape? Faire un bilan personnalisé avec l’un des coachs de la salle et roule Marinette, on est partis pour un long périple pour reperdre la cellulite qui s’est perfidement incrustée sur mes cuisses et retrouver de jolies fesses bien rondes et un corps tonique. Si en prime les séances de yoga peuvent me permettre de réduire ma consommation d’air en plongée alors tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Je vous ferai des updates de temps en temps sur mon évolution et rdv quelque part sous les tropiques pour la prochaine séance bikini.