Pour le meilleur et pour le pire

Depuis que je voyage en solo et en sac à dos, j’ai eu la chance de rencontrer des centaines de personnes. Des personnes de tout plein d’origines, de tout plein de nationalités dans leur pays et des routards comme moi. D’autres un peu moins routards, mais dans l’ailleurs.

Rencontrer ces gens, vivre des échanges plus ou moins longs avec eux, m’a permis de voir d’une autre manière ma propre réalité et mon quotidien. Cela m’a permis de mettre en perspective certaines valeurs avec lesquelles j’ai grandi et qui fondaient mon environnement et ma zone de confort.

Apprendre et comprendre que l’on peut vivre autrement nous permet de nous ouvrir et surtout de réaliser que notre manière occidentale n’est pas universelle.

Durant mes voyages ou mes séjours, en côtoyant des gens divers et variés, j’ai surtout pu être en contact avec la nature humaine, parfois dans des conditions un peu extrêmes comme la pauvreté, la maladie, la peur, la nouveauté.

Lors de ces échanges et de ces expériences, j’ai eu la chance de rencontrer des gens extraordinaires qui sont devenus des amis pour certains ou dont le passage dans ma vie l’aura marquée à jamais. Ces gens qui souvent n’ont pas de grandes richesses matérielles, mais qui ont une telle richesse de cœur que les quitter devient un déchirement. Ils n’hésitent pas à partager le peu qu’ils ont, à nous enseigner de belles leçons de vie et à partager leur savoir et leur culture avec le voyageur qu’ils accueillent.

Malheureusement, lors de mes nombreuses escapades, il m’a été également donné de voir, le pire de l’être humain. Des menteurs, des voleurs, des gens tellement centrés sur eux-mêmes que toute forme de partage devient impossible. J’ai également rencontré des gens avec des cœurs tellement noirs et vils qu’ils sont parfois parvenus à remettre en question ma foi en l’humanité. Voir de ses propres yeux des gens traiter les autres comme des esclaves, voler les autres alors qu’ils ne sont pas spécialement dans le besoin, arnaquer, mentir, toujours rabaisser l’autre pour toujours plus de profits pécuniaires.

Savoir que l’être humain peut être capable des pires horreurs est une chose, le voir de ses yeux en est une autre. Certaines des personnes qui ont croisé ma route sont tellement dépourvues d’humanité, tellement noires, tellement perverties par le vice que je me pose sérieusement la question de ce qu’est réellement l’humanité.

Le vice est-il une pulsion ? Un état d’esprit qui procure tellement de plaisir à son auteur qu’il en devient une drogue ? A quel point est ce que mon monde et ma vision des choses sont-ils déformés par le désir de vouloir croire que l’être humain pourrait se débarrasser des malheurs du monde par sa seule volonté ?

Comme je vous le disais dans mon article sur mes lunettes roses, j’ai envie de ne pas voir que certaines personnes sont des sous merdes. J’ai envie de trouver les petites perles qui sont désintéressées et qui sont simplement des gens bons sans qu’ils n’y aient de l’intérêt.

J’ai envie de croire qu’il y a encore sur cette terre des gens profondément bons dont le plaisir réside dans le partage avec les autres et non dans l’accumulation de biens plus inutiles que périssables. J’ai envie de croire en un monde dans lequel le karma des gens mauvais leur rendra leurs mauvaises actions au centuple et démultipliées.

En deux mois, je crois que j’ai cumulé un quota de rencontres de gens mauvais suffisant pour les 10 prochaines années. En vivant à l’étranger, j’ai forcément côtoyé les communautés d’expatriés. Certains parfaitement intégrés au sein des communautés locales, d’autres un peu moins. En République Dominicaine, j’ai rencontré la pire espèce. Ces expatriés qui traitent les locaux comme du bétail, qui les dénigrent, qui croient que le pays où ils se sont établis leur appartient. Mais surtout, ces expatriés malhonnêtes, qui tirent tellement la couverture à eux que tout y passe, des oreillers au matelas en passant par le lit et le mur. Ces expatriés me dégoûtent. Menteurs, voleurs, exploiteurs, profiteurs, égoïstes, agrémentés d’un ego surdimensionné et d’un baobab dans la main.

Heureusement que mon quotidien a été ponctué par de belles rencontres de belles personnes que je remercie et qui ont atténuées ma nausée et mes désillusions face à ces gens qui gangrènent la race humaine.

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3 réflexions sur “ Pour le meilleur et pour le pire ”

  1. et oui, malheureusement, c’est bien vrai.
    j’en avais écrit un également et il me semble avoir lu le tien.

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