Citadine un jour, citadine toujours?

La ville dans la peauCela fait près de 6 semaines que je suis arrivée à Phuket.

Ma peau prend des couleurs au gré de mes activités à savoir que j’ai les bras tous dorés et le ventre tout blanc.

J’ai retrouvé une partie de ma souplesse en prenant des cours de yoga. Je commence, par a même occasion, à réveiller mes muscles trop longtemps privés de sport.

Je commence à maîtriser un peu mieux mon scooter sans toutefois être encore parvenue au niveau des  locaux qui, nés sur un scooter, peuvent faire des choses absolument délirantes avec.

J’ai découvert le cinéma en Thaïlande avec tout autant de pubs que chez nous, un hommage au roi et des sous titres qui te pourrissent pas le film tellement ils sont mal faits et que tu lis quand même. On en reparlera quand je saurai lire le thaï, mais pour le moment je profite des films tranquillement en VO.

Je savoure la chaleur ponctuée de quelques pluies diluviennes, mais tout à fait tolérables.

Bien que cela ne fasse que 6 semaines, j’ai cependant déjà des envies de citadine pressée.

J’ai envie d’une salle de cinéma dans laquelle je passe 20 min à choisir mon film en faisant plouf plouf parce que j’ai envie de les voir tous.

J’ai envie de prendre les transports en commun et de ne pas avoir peur de noyer mon scooter quand il pleut tellement qu’on ne voit pas à 3 mètres et que j’ai 45 min de route pour aller à mon cours de surf vu qu’en plus il vaut mieux ne pas rouler trop vite dans ces cas.

J’ai envie de pouvoir aller prendre une coupe avec mes copines dans un endroit rempli de beaux garçons en costume (oui, je l’avoue, j’ai un faible pour les hommes en costume et en plus, vous savez quoi ? JE L’ASSUME !!) avec des sourires Colgate.

J’ai envie de pouvoir enfiler une robe et des talons sans me demander si je vais pouvoir monter sur mon scooter avec sans risque de déchirer ma robe ou de me casser la figure.

Je me demande donc si une personne qui a passé toute sa vie dans des grandes villes est capable de vivre une vie au ralenti. Une vie loin des théâtres, des musées, des expos. Une vie loin du tumulte, où les gens ont une conception étirable du temps et où il faut toujours prévoir un plan B en prenant comme postulat que 9 fois sur 10 on aura pas ce qu’on a demandé parce que la personne en face n’aura pas compris ce qu’on voulait et que, pour ne pas « perdre la face », elle n’osera pas le dire.

J’espère pour ma part, trouver un équilibre avec mes déplacements pros. Des déplacements dans de grandes villes où je pourrai m’imprégner de vie en accéléré, de stress, de pollution pour ensuite retrouver le calme et la sérénité de Phuket.

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