Transporte moi

Ayant vécu à Paris une grande partie de ma vie, en bonne parisienne, je n’ai pas le permis. Ceci implique donc que je prenais les transports en commun.

A Paris, pour se déplacer il y a moult options.

Il y a la voiture pour les gens qui adorent perdre leur temps dans les embouteillages et à chercher une place de parking, mais qui pour nos amis banlieusards est souvent la seule option.

L’alternative « soirée » de la voiture étant le taxi même s’il peut parfois s’avérer plus difficile de trouver un taxi sur les Champs Elysées ou à St Germain des Prés à 3h du matin que de trouver sa taille dans un modèle de la mort qui tue le dernier jour des soldes quand on fait du M. En plus de ne pas être aimables, les chauffeurs de taxi te racontent souvent leur vie et franchement, le chauffeur de taxi c’est comme la coiffeuse, c’est mieux quand c’est muet surtout quand tu as bu et que t’as qu’une envie : aller te coucher. Heureusement il y en a de sympas.

Il a le scooter pour les gens un peu suicidaires qui veulent gagner du temps et ne veulent pas prendre les transports en commun. Certains ados en ont dès leurs 13 ans. Moi j’ai une maman qui n’a jamais voulu qu’on en ait un quand on était ado, je découvre donc le scooter à 31 ans.

Enfin, il y a la batterie de transports en commun. Du métro en passant par les bus dont tu sais jamais vraiment à quelle heure il passe ni où il s’arrête vraiment.

Ici à Phuket, outre quelques bus dont tu connais jamais les horaires et qui vont dans des endroits où tu te rends une fois tous les 36 du mois parce que tu es obligé, point de transports en commun.

Ici à Phuket on se déplace en scooter et qui dit scooter dit dress code. Je sais, ça peut paraître inattendu que je vous parle d’un dress code pour le scooter, mais il existe, il n’est pas écrit, mais on l’apprend en roulant.

Pour commencer, nous avons le scooter et le brushing. Et bien en fait, le brushing, tu oublies parce que le casque il te l’écrase et bien comme il faut avant de finir de te le ruiner les jours de grande chaleur. Certes, certains roulent sans casque, mais là encore, va maintenir un brushing digne de ce nom alors que tu as le vent dans les cheveux qui aura au final le même effet que le casque. Bilan des courses, tu te laves les cheveux et tu les laisses sécher à l’air libre et en plus tu t’en fous.

Le scooter et la robe est un sujet plus épineux pour nous les femmes. La robe ou la jupe doit avoir une longueur intermédiaire. Trop courte, on se retrouve à moitié à poil en roulant, trop longue, on se prend les pieds dedans. Avant que vous ne posiez la question, oui c’est du vécu. Mettre une robe portefeuille pour aller au Central est une fort mauvaise idée. Avec les pans de la robe qui s’ouvrent, j’avais le choix entre tenir ma robe d’une main pour ne pas qu’elle s’ouvre et montrer ma culotte. Un grand moment de solitude, heureusement, le Central Festival n’est pas loin.

Idem pour le décolleté. Entre les trous, bosses et dos d’âne, tu as intérêt à avoir un décolleté bien accroché si tu ne veux pas te retrouver à moitié débraillée en plein milieu de la route.

La robe courte quant à elle, et bien forcément elle remonte !! Encore plus quand elle est dans une matière légère comme je les aime car les locales elles en portent des robes courtes sur leur scoot, sauf que les leurs elles sont souvent en polyester et le problème c’est que le polyester et moi on est pas très copains.

Qui dit robe dit talons. Là aussi nos amies Thaïes nées sur un scooter maitrisent à merveille l’exercice sauf que toi, petite fallang qui découvre le scooter, avec tes 10 cm de talons, tu as les genoux qui se retrouvent soudain à une distance assez improbable de ton guidon et tu dois faire attention où tu poses les pieds quand tu es à l’arrêt histoire que ton talon aiguille ne reste pas coincé dans un trou de la route en plein milieu d’une route hyper passante avec 50 surexcités derrière toi qui démarrent alors que le compte  à rebours du feu n’est même pas fini.

La bonne nouvelle c’est que ça me donne une bonne excuse pour aller faire du shopping et compléter ma garde robe de pièces adaptées à ma vie quotidienne et non plus à mes lubies et de garder les froufrous pour les soirs où on sait qu’on va boire et donc où on prendra un taxi. Ces soirs là, vivent le maquillage, le brushing, les robes en soie, les talons, les fanfreluches. C’est bon de se sentir féminine en usant et en abusant de ces artifices que l’on délaisse désormais au quotidien.

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