Business is Business

Business is Business

En Thaïlande il fait beau, il fait chaud, parfois très chaud. Les gens sont détendus, parfois très détendus.

Ces conditions créent un environnement de travail assez particulier. Il est facile de s’habiller en mode “plage”, d’être tout aussi détendu que les locaux, de se laisser aller.

Ma collègue et moi avons donc pris une décision. Nous avons donc décidé ma collègue et moi de repasser en mode business. Finies les tongs pour aller bosser. Bonjour maquillage, vêtements un peu plus formels.

Outre l’aspect un peu superficiel de cette décision, s’imposer une certaine discipline vestimentaire sur son lieu de travail est important voire essentiel. Quand on vit presque en huis clos avec les gens, créer cette barrière physique entre le travail et la vie privée assainit les choses.

Se dire que quand on est habillée de manière un peu plus formelle, on est sérieux, on travaille. Cette barrière permet également de rester encré dans la réalité qui pour nous implique de revenir régulièrement à la “civilisation”. Faire l’effort de s’habiller, de se coiffer, de se maquiller permet de ne pas perdre les habitudes que nous avions à Paris.

Dans une ville aussi codifiée que Paris, aller en clientèle parée d’un joli bronzage, certes un peu chaotique et emprunt des différentes activités qui l’ont induit, peut être mal interprété. Les parisiens sont encore plus attachés aux apparences que les thais.

Quand j’ai annoncé à mon entourage que je partais travailler en Thaïlande, les gens m’ont souhaité de “bonnes vacances” en me disant au revoir. Dans la tête des gens, travailler sous les tropiques ce n’est pas vraiment du travail.

Venir travailler en tongs, short et débardeur en rentrant de la plage c’est pratique, confortable et facile. Perdre pied dans la réalité est pratique, confortable et facile. La réalité qui nous fait vivre est rigide et codifiée. Perdre l’usage de ses codes c’est perdre la liaison avec le monde qui nous fait vivre.

Retour donc aux pantalons, aux chaussures (pas fermées, faut pas déconner). A moi les primers et bases en tous genres pour faire tenir le maquillage malgré la chaleur. Je suis certes bronzée, mais mon taux de mélanine apparente n’est pas inversement proportionnel au nombre de neurones actifs.

Virage de bord

Virage de bord

Je vous rassure de suite, je ne me suis pas mise à aimer les filles. Aujourd’hui je vais vous parler de point de vue.

C’est grâce au surf que j’ai eu ma petite piqure de rappel.

Lors de mon premier cours, mon prof m’a fait le test de la jambe d’appel qui était censée être la gauche. J’étais donc censée être “Regular”. Je tente donc de me lever dans cette position. Une fois, deux fois, dix fois. Rien à faire, ça ne marche pas.

Au second cours, il me refait une démo dans l’eau. Lui étant “Goofy” c’est à dire qu’il met la jambe droite en avant, il me fait la démo comme ça au ralenti. Je suis donc en position pour prendre une vague et là je me dis “bon, et si la jambe gauche était ma jambe d’appel, mais justement pour m’aider à me lever et non pour me diriger?”

Et là le miracle se produit. Je me lève sur la planche!! Sans efforts et naturellement. En changeant juste de côté, j’ai trouvé ma position pour surfer. Il m’a suffit de prendre le problème à l’envers pour le résoudre.

Je pense que j’avais besoin de ce petit rappel car j’ai parfois tendance à me triturer le cerveau en vain pendant des heures, à m’énerver de manière totalement stérile pour un résultat nul au lieu de changer de point d’approche.

Dans la vie nous avons tous par moments tendance à oublier ce petit détail et à nous engluer dans notre routine et dans les tâches répétitives au  lieu de prendre quelques instants pour retourner le schéma et le regarder sous un autre angle. Prendre du recul n’est jamais une perte de temps. Changer son approche peut être la clé d’un succès fulgurant.

Je savais que le sport me faisait du bien. Je savais que le sport m’aidait à me vider la tête. J’ai désormais appris que le sport me permettait de  prendre du recul sur ma vie personnelle et professionnelle.

Butter Shine Lipstick de Clinique

Butter Shine Lipstick de Clinique

Comme on ne se refait pas, ce weekend je suis allée faire un peu de shopping beauté. J’avais envie de couleurs un peu orangées pour aller avec mon teint un peu hâlé.

Je me suis donc rendue samedi au Central Festival où on peut trouver des produits dignes de ce nom. D’ailleurs, quelle ne fut pas ma déception quand j’ai appris que l’on ne trouvait pas de maquillage YSL à Phuket!!!!! Moi qui voulais racheter mon mascara, je vais devoir attendre mon retour en France.

J’ai donc craqué pour deux produits. Un vernis à ongles de chez Revlon en couleur Chili. Il fait partie de leur ligne Top Speed. Il sèche donc vite ce qui n’est pas pour me déplaire. La couleur est un rouge orangé, mais en fait pas assez orangé à mon goût et je pense que je vais continuer ma quête du graal dans ce domaine. Il coûte ici beaucoup moins cher qu’en France donc pas trop grave de se planter. D’ailleurs, à 139 THB(3€50) le vernis, je me tâte à agrandir de manière significative ma collection de vernis.

Revlon Top Speed Chili

CLINIQUE Butter Shine Lipstick Ambrosia

J’ai également craqué pour le Butter Shine Lipstick de Clinique en couleur Ambroisia et là je suis conquise. Un vrai coup de coeur. Déjà la couleur est magnifique. C’est corail brillant avec quelques nacres. Il a un rendu brillant sans être collant, il hydrate à fond. L’application est un pur plaisir et pour moi qui suis Miss je ne fais jamais de retouches maquillage en soirée, j’ai passé mon samedi soir à en refaire entre les verres rien que pour le plaisir de l’application. J’ai les lèvres naturellement assez teintées, le rendu sur moi est donc assez discret et donne juste cette touche corail qui met en valeur mon bronzage. Pour le moment je l’ai porté avec un maquillage des yeux assez sobre pour bien mettre en valeur les lèvres.

Evidemment, comme tous les produits Clinique, il est sans parfums, testé contre les allergies et tout le tralala donc allez y les yeux fermés. Cette marque était la seule que je supportais pendant une longue période où je faisais des allergies à répétition.

Côté prix, il est à 750 THB (env 18€) ce qui est légèrement moins cher qu’en France, mais pas de beaucoup car Sephora le vend dans les 20€.

J’aime aussi le packaging en bambou argenté ce qui ne gâche rien. Evidemment le packaging ne rivalise pas avec celui du Rouge Allure Velvet de Chanel. Je suis tellement fan de ce tube noir laqué et de cette partie dorée cachée qui sort en un clic que là aussi je prends un plaisir fou à m’en remettre en soirée d’autant plus que la couleur est magnifiiiiiiiique (à prononcer à la Cristina Cordula) – j’utilise la teinte “La Raffinée” qui est un bois de rose mat absolument sublime.

Chanel Rouge Allure Velvet

NB: sur les photos, mon vernis est un mélange avec deux teintes de chez Calvin Klein. En base Ebony Hates Chris Black qui est un noir brillant et en finition une couche de Opus qui est un bordeaux presque noir un peu nacré. Je l’ai posé jeudi soir, sans top coat et entre temps il y a eu quelques vaisselles, du ménage et ça tient.

Les photos des ral vont arriver, mais là on est lundi matin et franchement j’ai pas encore bu assez de café.

1+1+Beaucoup=1

1+1+Beaucoup=1

L’expatriation est une expérience formidable autant sur le plan professionnel que sur le plan personnel. C’est extrêmement enrichissant et ça permet de porter un regard totalement différent sur les choses.

Partir en expatriation implique cependant un certain nombre de sacrifices. Certains sons assez mineurs, d’autres se ressentent dans des moments où on va moins bien.

A certains moment, ce qui pèse lors d’une expérience comme celle ci est la solitude. Pas la solitude induite par le fait d’être seul à un instant T, mais la solitude que l’on ressent alors que l’on est entourée. Celle qui nous prend d’un coup d’un seul en plein milieu d’une soirée où tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes.

En français, il y a de nombreux termes pour catégoriser les relations entre les gens. Cette richesse de vocabulaire fait défaut en anglais. En français, il y a les connaissances, les relations, les potes, les amis.

Je pense que c’est ces derniers qui me manquent le plus. Quand on vient d’arriver dans un pays, on rencontre des gens, on tisse des liens, on reconstruit un réseau. On partage énormément, mais ce qu’il y a de magique avec les vrais amis n’est pas au rendez vous avec des gens qu’on connait à peine.

Je suis une personne extrêmement méfiante qui a besoin de temps pour faire confiance. J’ai besoin de temps pour ouvrir mon coeur et mes états d’âme aux gens.

Ce qui me manque ce sont les soirées entre filles où on refait le monde autour d’une manucure et d’une bouteille de champagne. Les sorties expo où l’on peut se passer de longs discours pour se comprendre et se sentir mieux. Les soirées dans lesquelles tout le monde se connait depuis plusieurs années.

Je sais que je retrouverai un jour cela ici, mais pour cela il faudra du temps et de la patience. En attendant cela, skype est un excellent palliatif bien qu’il ne reste qu’un palliatif.

 

Nomme moi si tu peux

Nomme moi si tu peux

Cargo_BeachBlush™ – Sunset Beach

Au bout de presque deux mois à Phuket, j’ai pris quelques couleurs. Forcément, comme je roule avec un casque, ce sont surtout mes bras qui bronzent et mon visage reste encore un peu pâlichon.

Evidemment, comme je suis partie un peu à l’arrache, je n’ai pris ni ma terracotta, ni mon blush. Evidemment, les pinceaux pour les appliquer si, sinon ce ne serait pas drôle!

Je suis donc actuellement à la recherche de THE blush. Celui qui me donnera une mine dans le genre “mais non voyons, je ne suis pas maquillée, j’ai juste une mine de bonnasse naturellement”.

En faisant mes petites recherches sephoresques, je suis fascinée par les noms de certains produits. Je suis notamment tombée sur les produits Nars. Les noms de leurs blushs sont assez lunaires. Cela va de “Amour” à “Albatros” en passant par Mata Hari pour finir sur les très évocateurs “Désire”, “Deep Throat” ou encore “Orgasme” et “Super Orgasme”.

Est ce que ces fards à joues te donnent vraiment le petit glow post orgasme? Tu me diras, chère lectrice que si c’est la cas, au moins tu peux vexer ton amant s’il n’a pas été bon en trichant un peu en te passant un coup de blush ni vu ni connu et en lui affirmant de ta plus belle voix niaise mais quand même un peu (beaucoup) convaincante “mais oui mon chéri, c’était très bon, j’en ai les joues toutes pimpantes”.

Ce que j’aime dans ces marques qui se creusent un peu la tête pour nommer leurs produits c’est que ça rend le maquillage un peu plus fun. Je ne sais pas vous, mais moi je préfère m’évader en appliquant des fard Cayenne ou en unifiant mon teint Some Kind-A Gorgeous dans un packaging rigolo que d’appliquer le fard n°154 de la collection trucmuche dans une boite moche.

Je l’avoue histoire de ne pas me faire huer par les puristes, je choisis malheureusement la fantaisie avec parcimonie, mais ce n’est pas ma faute à moi, c’est ma peau.

Mon fond de teint est donc un Bare Minerals Matte en teinte Fairly Medium. Mon mascara Diorshow Extase en Prune (mais il va bientôt disparaitre à jamais de ma trousse de maquillage tellement il est pourri pour voir le come back du retour de mon chouchou l’Effet Faux Cils Shocking de YSL). Pour les fards à paupières, je m’éclate avec des fards Mac, mats pour la plupart.

Mon prochain blush risque très fortement d’être le Nars en poudre ou le BeachBlush™ – Sunset Beach de Cargo. Entre les deux, mon coeur balance. Ma prochaine et première base de fard (et oui, avec la chaleur, ça ne tient pas donc aux grands maux, les grands remèdes) sera la Primer Potion d’Urban Decay dans son joli petit tube. J’adore le nom et le packaging qui font à eux deux voyager chez Aladdin.